Toqué! – Place Jean Paul Riopelle – MTLàTable

Dans le cadre du festival Montréal à Table (1-11 nov.) le restaurant Toqué offrait une table d’hôte à 39 $. Mes copines et moi nous sommes précipitées pour réserver une place dans un des chefs lieux de la gastronomie québécoise.

C’était ma première fois et je sais que l’expérience d’un menu trois services n’est pas du tout la même que la totale dégustation qui coûte dans les 3 chiffres. Cependant, ce fut suffisant pour voir la qualité de la cuisine et du service chez Toqué!

Tout d’abord, le restaurant s’était informé auprès de mon amie qui avait fait la réservation à savoir si c’était pour le menu à 39 $ ou le menu régulier. Donc quand nous sommes arrivées, on nous a présenté ce menu directement. Sur ce menu, tous les choix avaient un accord vin. C’est  beaucoup mieux qu’une feuille imprimée à la va-vite qu’on sert trop souvent en laissant l’impression qu’on est « cheap » de ne pas prendre le menu principal comme c’est souvent le cas ailleurs.  

Le restaurant est très beau, on s’y sent bien, mais il y a un petit quelque chose de formel. Je ne sais pas si c’est l’ambiance de semaine, mais je ne voyais pas cette place comme un lieu romantique mais plutôt une place où j’irais avec des clients/collègues, ou encore pour célébrer un anniversaire important en petit groupe.  Par contre, lorsque nous sommes sorties, il y avait des couples au bar et près de l’entrée. C’est la place que je suggérerais à un couple.

Passons aux choses sérieuses, la bouffe. Tout était savoureux. Plein de subtilités et de petits détails. Bref, pour 39$ c’était un très bon rapport qualité prix.

En entrée, nous avons goûté à la caille servie sur un croustillant et du caviar d’aubergine et accompagnée d’une sauce aux canneberges.

L’omble confit était servi froid, avec une sauce au sirop d’érable ainsi qu’une salade et des choux de Bruxelles rôtis. 

 

En plat principal, le magret de canard était d’une tendreté incroyable et accompagnée de patates pilées en crème.

 Les cavatellis aux champignons étaient à se rouler par terre. Ces petites pâtes sont parfaites pour retenir la sauce crémeuse à souhait. Le plat avait une arôme d’huile de truffe qui donnait l’eau à la bouche et débordait de gros champignons.

Pour la touche finale, j’ai commandé le dessert qui m’intriguait le plus : le dessert à la courge. Il s’agissait d’une mousse de courge avec des morceaux de gâteau quatre-quarts accompagnée de glace à la courge et de graines de citrouille rôties. La texture ne ressemblait pas du tout à celle de la courge, c’était onctueux et soyeux, par contre le goût de la courge y était. En fait, le dessert était très peu sucré, la courge l’étant déjà.

 Dans un registre plus sucré, le gâteau à la pomme et aux amandes pouvait réjouir les dents sucrés, d’autant plus qu’il était accompagné d’une glace au sucre à la crème!

À la fin du repas, le personnel nous a gentiment offert un digestif, pour s’excuser du fait que notre table était près d’un groupe plutôt bruyant. Nous avons bu des bulles à la fraise, et une amie ne pouvant prendre d’alcool a opté pour un sorbet. Le serveur nous a plutôt amené une palette de sorbets (fraise, framboise, bleuet, mure), ce qui nous a convaincu du grand talent au Toqué! pour les glaces et sorbets maisons. Vraiment nous avons apprécié cette petite attention.

Cette expérience avec le menu à 39$ m’a montré que Toqué! est un grand restaurant, même si je n’ai vu que la pointe de l’iceberg. Le service est extrêmement courtois et le client s’y sent bien traité peu importe la taille de sa facture. Ce qui tranche avec bien des restaurants Montréalais, où l’on se sent dérangeant si l’on ne commande pas une grosse bouteille de vin.  J’ai bien aimé le professionnalisme qui se dégage de ce grand restaurant.  Et j’y retournerais sans me faire prier.

Critiques : Braised and confused,  Le Droit, La Presse,

Sur le chef Normand Laprise: La Presse,  

Toqué! – 900 Place Jean Paul Riopelle,

dans l’édifice de la Caisse de dépôt

514-499-2084

Toqué! on Urbanspoon

Van Horne – Rue Van Horne

Depuis le début de l’année, je lisais des commentaires favorables au restaurant Van Horne, sur la rue du même nom. Peut-être parce cette rue  me rappelle le vieux centre d’achat où je faisais mon épicerie durant mes années universitaires, je ne croyais pas trouver un restaurant de cette qualité à cet endroit.

Le soir de notre visite, nous sommes les premières arrivées, et on nous installe dans un petit coin avec un table pour trois.  Je nous trouve un peu tassées, mais rapidement, le restaurant se rempli et toutes les places sont prises, même les quatre bancs du bar.

La carte est courte. Nous choisissons trois entrées et deux plats principaux. Nous hésitons à prendre le foie gras, car finalement, c’est souvent du pareil au même, et cela ne montre pas toujours les talents du chef. Pourtant, nous sommes enchantée,  il y a une fine couche craquante sur le foie gras, et le pain brioché est parfait.

La deuxième entrée nous surprend encore plus, surtout que nous ne savions pas à quoi nous attendre du pain au dattes et cheddar de huit ans.

À la troisième entrée, nous sommes conquises. Il s’agit de chair de crabe des neiges, servie avec espuma et glaces. C’est fou comme c’est raffraîchissant. Trois entrées sur trois, nous ont surprises par leur originalité et leur délicatesse.

En plat principal, poisson et légumes, c’est plus simple, mais c’est beau et bon. Tout est cuit à la perfection.

Puis, la lasagne au champignon fait de pâtes maison, joliement décorée d’herbes. C’est vraiment réussi.

Le bémol à cette soirée presque parfaite:  les desserts. Ils n’étaient pas à la hauteur du reste du repas. La tarte aux pacanes était sèche et était plutôt ennuyante. Le gâteau aux carottes déconstruit était correct sans plus. C’est dommage car tout le reste nous a extrêmement plu.

Je retournerai probablement au Van Horne, mais la prochaine fois, je ne me garderai pas d’espaces pour le dessert et je pourrai davantage profiter du reste de la carte.

Autre bémol, les chaises droites qui ne sont pas vraiment confortables. Essayer d’être assis sur la banquette qui avait l’air mieux.

Sélectionné comme meilleur nouveau restaurant par le magazine EnRoute d’Air Canada.

Critiques : La Gazette, La Presse, Follow me FoodieWill Travel For Food

Le Van Horne – 1268 rue Van Horne, 514-508-0828 

 

Van Horne on Urbanspoon

Restaurant Su – Rue Wellington, Verdu

Mes beaux-frères et belles-soeurs ont tous visité la Turquie. Et après, quelques soirées photos où ils nous montraient toutes les bonnes choses qu’ils y ont mangé, on s’est promis une soirée turque.

Nous l’avons fait chez Su, un restaurant de fine cuisine turque dans Verdun. Et puisque nous étions six, nous avons pu goûter à beaucoup d’items au menu.

Comme je ne connais pas du tout Verdun, j’avais déjà un sentiment de dépaysement en marchant sur la rue Wellington, qui s’est renforcé en rentrant dans le restaurant Su. Tout blanc, avec quelques touche de bleu aqua, on peut bien croire pour une soirée, que nous sommes en Turquie.

En entrée, nous testons les dix mezze froids offerts sur le menu. Bien qu’ils soient tous bons, mes deux préférés sont le mezze de poivron rouge grillé, noix de Grenoble et fines herbes (en haut à droite), et le poivrons rouge grillé et fromage de chèvre.

Pour les plats, la carte propose plusieurs spécialités turques, une cuisine que l’on ne connait pas nécessairement au Québec et qu’on associe souvent à la cuisine libanaise ou grecque. En fait, ce n’est pas si loin car on retrouve les ingrédients typiquement méditérannéens comme dans ce plat d’aubergine farcie à l’agneau. D’ailleurs,  ils ont un jardin sur le toit, où poussent des légumes dont des aubergines.

Les mantis sont populaires en Turquie. Ce sont des petites pâtes farcies chaudes couvertes d’une sauce au yogourt à l’ail et aux tomates épicé froide.

La pieuvre grillée est présentée sans la peau et ses petites ventouses dans une sauce tomate délicieuse.

Puis, le foie de veau, super tendre, servi de façon classique avec les oignons caramélisé aux prunes et accompagné de boulgour et légumes de saison.

Pour dessert, nous avons testé la Bomba, il s’agit de bananes couvertes d’un yogourt turc et arrosées de miel, de noisettes et pistaches grillées et d’épice. Ce n’est pas trop sucré. Le yogourt est délicieux, j’aimerais bien en trouver du semblable pour faire de bon dessert à la maison. L’assiette est immense mais se dévore en moins de deux.

Un autre dessert, le Kunefe. Il s’agit de cheveux d’ange cuit avec du fromage turc pas salé et du miel. Un autre dessert juste assez doux et qui se prend bien, même si rendu là, on n’a plus très faim. Une petite recherche sur google donne plusieurs recettes de Kunefe. C’est quelque chose que j’aimerais bien essayer de faire.

D’ailleurs, la chef du restaurant Su,  Fisun Ercan, a publié un livre de recettes. Pour ceux qui, comme moi, après avoir goûté, en veulent toujours plus.

Bref, c’est un restaurant qui donne l’impression de partir en vacances où la cuisine turque et fait avec finesse. On est loin du petit boui-boui turque. Le Su saura plaire à la majorité des palais d’ici, même ceux qui aime moins l’exotisme dans l’assiette. L’ambiance y est agréable, on y va en couple, en famille ou entre amis.

Restaurant SU:5145 rue Wellington, Verdun, 514-362-1818 (voir page Facebook pour plus de photos)

Critiques: Voir
Su on Urbanspoon

Grumman 78 et le Souk Juste pour Rire

Le Festival Juste pour Rire vient de se terminer et avec lui est parti son Souk alimentaire déservi par plusieurs food-trucks et autres restaurateurs. J’ai eu la chance d’y aller faire un tour.

Nous avons pu goûter des Takoyaki de pieuvres. Ces petites boules sont vraiment de la bouffe de rue populaire au Japon.

Puis nous avons été chez Grumman 78 goûter les fameux tacos. Cela faisait longtemps que je salivais en regardant d’autres photos sur internet et cette fois-ci les tacos étaient pour moi. Si bien que nous avons décider de tous les essayer. Dans l’ordre: Pimenton-fêta (mais il n’y avait pas de fêta), porc Banh mi et curry d’agneau.  Ils étaient à la hauteur de mes attentes. Un peu chers pour la grosseur, mais totalement pleins de saveurs. Il faut définitivement que j’apprenne à mariner des oigons comme ils le font.

Je trouve l’idée vraiment bonne de créer ce genre de rassemblement. Cela change des traditionnelles pointes de pizza et hot dog des festivals. Par contre, j’ai trouvé que certains kiosques n’affichaient pas clairement ce qu’ils offraient. C’est triste pour eux, car ce n’est pas tous les passants qui sont curieux, et ceux dont l’offre était plus claire semblaient avoir plus de line-up.

Pour ceux qui auront manqué l’évênement, il est possible de se reprendre en partie en  allant au Parc Olympique pour les soirées des premiers vendredi du mois qui rassemblent sept camions de cuisine de rue.

Sinon, pour les bons tacos de Grumman 78, vous pouvez allez les voir au Faubourg Ste-Catherine (coin Guy et Ste-Catherine).  Ou encore, passez au Piknic Électronik.

Chez Marc Beauchemin – Iles de Sorel

 

La première fois que j’ai entendu parler du Festival de la Gibelotte de Sorel, j’ai cru que c’était une blague. Pour moi, de la gibelotte, c’est ce qu’on faisait quand on était petit : un gros mélange dans une chaudière avec du sable, de l’eau, du gazon. Bref, n’importe quoi. Puis, j’ai appris que c’était aussi le nom d’un plat, une soupe avec du poisson, cela m’a intrigué.

C’est resté comme cela jusqu’à cette été, où j’ai eu la chance d’y goûter. Pour les curieux, il y a le Festival de la Gibelotte, mais si on veut pousser l’expérience encore plus loin, c’est dans les Îles de Sorel qu’il faut aller manger. Et vous êtes chanceux, car bien que le festival soit terminé, dans les Îles on peut en manger tout l’été.

Nous nous sommes rendu Chez Marc Beauchemin, une petite cabane en bordure d’un des nombreux caneaux qui forment les îles de Sorel. Petite, mais réputée, tout le monde connait à Sorel. Et bien que ça ait l’air minuscule, il en rentre du monde là-dedans.

La gibelotte, c’est la soupe au légume. C’est simple de même. C’est servit avec de la barbotte, avant, il la mettait dedans, mais comme ils n’enlève pas les arrêtes, c’était difficile de défaire tout cela. Maintenant, ils mettent la barbotte à côté et on la défait, avant de mettre dans la soupe.

Sur les table, il y a des accompagnements de gros pains blancs moelleux et d’oignons marinés. Certains s’en font des sandwichs aux oignons. Nous ne sommes pas encore rendu là. Le tout donne quelques chose d’assez savoureux aux accents nostalgiques des étés de nos grands-parents. C’est vraiment une expérience traditionnelle dans le même sens que la cabane à sucre.

Le meilleur restait à venir avec la perchaude frite. Bien qu’on soit bourré, ça se mange tout seul.

Les plus chanceux repartent en bateau.

Aller manger de la gibelotte dans les îles de Sorel est une expérience assez spéciale. Souvent, on fait des voyages à l’autre bout de la terre à la recherche d’expérience culinaire authentique et il y en a près de chez nous qu’on ne connait pratiquement pas.

Le restaurant est aussi un apportez-votre-vin.

Chez Marc Beauchemin: 124, chemin de l’île d’Embarras, Ste-Anne-de-Sorel

Pour en savoir plus, lire cette article d’Urbania.

Comptoir 21 – Rue St-Viateur Ouest

Ce n’est pas la première fois que j’envie les employés d’Ubisoft. Non, ce n’est pas parce qu’ils peuvent jouer à des jeux vidéo sur les heures de travail ou qu’ils font des BBQ sur la terasse de leur bureau. C’est parce qu’il y a plein de bons petits restaurants autour de leur siège social montréalais situé dans le Mile-End au coin de St-Laurent et St-Viateur.

Je me répète sans doute, mais en plein centre-ville, l’offre abordable qui n’est pas de la restauration de chaîne est pratiquement inexistante.

Le vendredi (ou d’autres jours de la semaine), j’aimerais ça aller me chercher un bon fish and chip comme celui du Comptoir 21. Les filets de poisson sont épais, la panure craquante.  D’autant plus qu’on peut changer les frites pour de la salade, et donc, s’en permettre un peu plus souvent.

On peut aussi choisir les croquettes de morue, bien moelleuse sous une panure croustillante.  Celles-ci plairaient même aux difficiles qui n’aiment pas beaucoup le poisson. Je me demande comment ils font pour les faire bien rondes.

L’endroit n’est pas très grand. C’est un snack bar dans la plus pure tradition, avec comptoir et table en U. Une vingtaine de places, je dirais et c’est toujours assez rempli.

Comptoir 21: 21 St-Viateur Ouest, 514-507-FISH

Critiques:GazetteShut up and eat, La bouche pleine, Les gourmandes Mtl

Comptoir 21 on Urbanspoon

Satay Brothers – Marché Atwater

Ce n’est pas parce que je suis une fervente du marché Jean Talon, que je ne peux pas lui être infidèle quelques fois et aller faire un tour au marché Atwater.  D’ailleurs, les Satay Brothers y sont pour beaucoup. Leur cuisine d’origine singapourienne attire les gourmands depuis qu’ils sont ouverts, particulièrement  leurs petits buns de porc. C’est à s’en lécher les doigts.

On dit qu’ils ressemblent à ceux du fameux restaurant Momofuku de New York. Moi, cela m’a fait pensé à un plat qu’on sert au restaurant Soy, mais avec du canard. J’adore ces petits pains vapeurs.

Aussi leur soupe maison, avec crevettes, tofu, gâteau au poisson, poulet et oeuf de caille. Je n’ai trouvé aucun comparable au goût de cette soupe. Cela ne ressemble pas au ramen n’y à la tonkinoise, c’est complètement différent. C’est doux et épicé à la fois. Sans doute à cause du lait de coco. C’est un dépaysement certain.

Le marché Atwater est plus petit que Jean-Talon, mais il est drôlement bien servi en terme de petits restaurants rapides. Je me promets d’y retourné cet été, pour la fameuse salade de papaye des Satay Brothers, et pour reprendre des buns bien sûr.

Satay brothers: Au marché Atwater

Critiques: Elles sont supers nombreuses, en voici quelques unes: La Gazette, This is why where fat, hour, Shut up and Eat, La Presse

Satay Brothers on Urbanspoon