Archives mensuelles : juin 2009

Vancouver gastronomique (2e partie)

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Une de mes activités préférées à Montréal est une virée au Marché Jean-Talon, où dans tout autre lieu de découvertes culinaires. Alors, le samedi, j’ai fait comme à l’habitude et je me suis dirigée vers « Granville Island » le marché local de Vancouver. À l’intérieur, on retrouve de nombreuses poissonneries (proximité de l’océan oblige), des marchands de fruits et légumes, mais aussi plein de petits kiosques de nourriture raffinée (pâtes maisons, fromages, charcuterie, chocolat, pâtisseries, produits locaux etc…) Comme quoi Montréal n’a pas le monopole de la gastronomie au Canada et nos cousins de l’Ouest savent aussi apprécier la bonne chaire.

 Non loin de Granville Island se trouve « Go Fish », un petit « shack » qui vend des poissons frits.  C’est une institution, juste à voir la file de client qui se pressent sous la pluie pour commander leur « fish and chip » ou tacones (genre de wrap au poisson grillé).

 Sur le bord de l’eau, des petits bateaux servent d’autobus qui peuvent nous mener vers plusieurs destinations. Nous en prenons un qui nous mène au Science Center, d’où nous marchons vers le Chinatown et nous visitons le jardin de Dr Sun Yat-Sen.

 Arrive l’heure du souper, nous quittons Chinatown pour la plus branchée Gastown. En chemin, une erreur de parcours nous fait prendre Hasting W. Street. À éviter, c’est le lieu le plus pauvre au Canada où des masses de sans-abris, drogués ou autres se rassemble pour la soupe populaire, les piqueries et autres services sociaux. L’ambiance change du tout au tout, et Vancouver nous apparaît sous son plus mauvais jour. Bien que personne ne nous a achalé, nous n’avons pas aimé cette expérience et aucun endroit à Montréal ne m’apparaît si misérable. C’est presque inconcevable d’imaginer cela au Canada.

 Nous nous remettons de nos émotions dans Gastown à quelques rues de là. Et nous trouvons le restaurant Boneta, qui était un des 10 restaurants à surveiller dans le magazine En Route d’Air Canada (avec le restaurant le Local à Montréal, dont j’ai parlé précédemment). Lorsque nous arrivons, l’immense restaurant (il est situé dans une ancienne banque) est presque vide. Il est 17h30, mais nos estomacs de routard crient famine. On se décide à rentrer même si l’ambiance n’est pas à son sommet.

 Ce fut un choix judicieux, car la maître d’hôtel, nous dit que le restaurant est déjà réservé pour la soirée, mais elle peut nous laisser une table que nous devons libérer pour 19h45. Entre temps, nous verrons le restaurant changer d’atmosphère pour le quitter lorsqu’il sera bondé. Comme c’est samedi soir, nous commandons des cocktails, et nous sommes agréablement surpris. C’est délicieux. Un goût de bonbon poivré pour moi, et de l’alcool plus fort pour monsieur. Malheureusement, aucune idée de la recette; nous ne pourrons réessayer à la maison. En entrée, un délicieux, voire exquis, carpaccio de bison, avec salade de roquettes à l’huile de truffes et yuzu, gros copeaux de parmigiano reggiano et œufs de caille. Wow! Vraiment.

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En plat principal, le short ribbs de bœuf, accompagné de ravioli de canard, de champignons exotiques à mes yeux et d’épinards. Mium. Autre plat commandé : du sablefish (poisson à chair blanche dont j’ignore le nom français), sur du risotto aux mêmes champignons exotiques et des asperges de mer («sea asparagus »).  Excellent aussi.

 

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En dessert, panacotta de chocolat avec crème glacée de maïs. Le goût salé de la crème glacée balançait celui du chocolat. Et aussi, trio de crème glacée et sorbet maison (framboise, cassis, et café – au moins un expresso!).

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Vancouver gastronomique (1ère partie)

Vancouver

En visite à Vancouver pour quelques jours, j’ai cherché à savoir quels étaient les restaurants à découvrir. Puis après quelques visites sur le net, la recherche s’est transformée en quête de la « fin de semaine gastronomique idéale ».

 Sachant que Vancouver est collé sur l’Asie, il nous fallait goûter à la cuisine japonaise locale étant donné que la communauté nipponne est plus importante sur la côte ouest qu’à Montréal. J’ai hésité entre le restaurant Tojo’s nommé meilleur restaurant japonais à Vancouver et le restaurant Octopus Garden, dont plusieurs  gastronomes (« foodies ») ventaient les mérites sur le site chowhound (très bonne référence pour vos recherche gastronomique, pour l’étranger et aussi pour Montréal).  Finalement, certains contacts vancouverois ont confirmé ce que j’avais lu sur internet comme quoi le Tojo’s était très dispendieux et que notre portefeuille allait en souffrir.  

 Nous avons donc choisi l’Octopus Garden. On nous avait avertis que le restaurant était petit, mais en entrant dans le resto, nous n’avons pu nous empêcher d’être surpris par l’exigüité des lieux. Octopus Garden ne peut accueillir plus de 20 personnes à la fois, incluant les 6 personnes assises au bar. D’ailleurs, c’est là que nous nous sommes installés, face aux deux chefs deux japonais à l’air moqueurs qui ont tenté tout au long de la soirée de nous expliquer ce qu’on mangeait dans un anglais culinaire approximatif tant pour eux que pour nous.

 Nous avons choisi un Omakase, celui à 40$ pour moi, et celui à 60$ pour mon compagnon. Omakase signifie « faire confiance », cela veut dire que nous laissons au chef la liberté de nous concocter un menu de son choix. Ce soir-là, on nous a servi : des huîtres (provenant de l’état de Washington, à saveurs complètement différentes de nos habituelles malpèques), salades (excellente vinaigrette maison), soupe miso, plat de sashimi pour le gros menu, et cockail-shooter de thon, œuf de caille et autres bidules japonais, après un plateau de sushis plus classiques présentés sur une carapace de crabe, et un autre rouleau de sushis, parce que le chef s’assure que vous soyez bien « bourré ».  En dessert, de la crème glacé de soya à saveur de sésame, avec un petit cake.

 La nourriture était excellente et la fraîcheur incroyable. L’ambiance du resto était très agréable et nous avions vraiment l’impression que le chef voulait nous faire passer un bon moment. En plus, il avait vraiment l’air d’aimer son travail.

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Le Local – Rue William dans le Vieux-Montréal

J’ai testé un autre nouveau « resto branché » du Vieux-Montréal, soit Le Local, le restaurant de Louis-François Marcotte de Canal Vie (on me l’a dit, je ne connais pas son émission) et du traiteur Simpléchic que j’ai déjà eu la chance de goûter et d’apprécier. Au cuisine, le chef Alexandre Gosselin, ancien chef du resto Ô Chalet que j’avais bien aimé.

Photo tirée du site de Canoe.ca (c) Catherine Lefebvre

Le resto est un peu plus éloigné du centre du Vieux-Montréal, soit à l’Ouest de la rue McGill, sur la rue William. D’ailleurs, j’ai trouvé le restaurant un peu excentré, dans un quartier sans vie, du moins à 9h du soir. Si bien que j’avais un peu la frousse dans ce quartier mal éclairé où j’étais seule à me balader, moi qui suis pourtant une montréalaise sans peur habituellement. Heureusement, lorsque j’ai entendu un peu de musique et j’ai vu un édifice éclairé qui contrastait avec les bâtisses environnantes, j’ai su que j’avais trouvé mon resto.

J’ai rejoins mes amies au bar, car la table que nous avions réservé n’était pas prête. Le sympathique maître d’hôtel nous a installé sur une banquette et nous avons pu patienter 45 minutes, un drink à la main. Le « Local » est très beau, matériaux noble, plafonds élevés, le lieu semble confortable et le serait si ce n’est de la porte principale qui s’ouvrait régulièrement sur nous, rendant l’ambiance quelque peu frisquette. Lorsque nous avons eu notre table, notre serveur a commencé la soirée sur une mauvaise note en venant nous demander de payer des consommations que nous n’avions pas prises. Et plutôt que de trouver lui-même les solutions à son problème, il est revenu deux fois plutôt qu’une, nous accusant d’avoir pris des drinks sans les payer. Et à nous de prouver factures à la main que ce n’était pas nous.

En entrée, j’ai commandé une  » Bédaine de cochon de lait « croustitendre » braisée 7 heures aux clous de girofle, condiment de lentille Du Puy, vieille mimolett », c’est ce que j’ai préféré de tout le repas. La portion n’était pas super généreuse, mais le cochon avait un goût très fort qui rappelait les jambons de ma grand-mère, et j’ai bien apprécié son côté braisé qui était très croustillant. Cependant, j’ai trouvé que les lentilles qui accompagnaient étaient un peu trop croquantes. En repas, j’ai commandé le « Tartare de cerf de Boileau coupé au couteau comme il se doit, crème montée de câpres et cornichons, frites, salade ou 50/50 ». Sans être mémorable, la viande était bonne et l’assaisonnement juste. J’ai bien aimé l’option 50/50 qui est souvent difficile à obtenir dans beaucoup d’autres restos. Pour dessert, la tarte au citron était très réussie et j’ai apprécié les morceaux de pelures de citron confites.

Bref, très bon sans m’avoir marqué, service inégal, décor assez réussi dans l’ensemble

Vancouver gastronomique (3e partie)

En balade dans l’ouest de la ville pour visiter le parc Vanier et l’aquarium, nous avons fait comme les gens locaux qui font la file le dimanche matin pour manger des nouilles ramen coin Denman et Robston. Je ne peux rapporter le nom de la place que nous avons essayé car le nom était écrit en caractère chinois (coréen?), mais plusieurs restos servent les mêmes genres de soupe et semblent compter sur l’appui de plusieurs fidèles. 

 Après une visite à l’aquarium (impressionnants bélugas), nous sommes retournés dans ce quartier pour souper chez Kingyo, un pub japonais. Le décor est très beau, et l’ambiance est plus survoltée que dans un restaurant japonais traditionnel. On nous salue à la criée lorsqu’on entre et notre sortie est aussi remarquée. Le menu était un peu compliqué, et nous avons choisi des items au hasard. Nous n’avons pas été déçus, mais avons envié nos voisins de tables à quelques reprises. En dessert, « matcha brulée », version japonaise de la crème brulée au thé vert.

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Le lendemain, après une visite expresse du Capilano Bridge, un pont suspendu en dehors de la ville (28$, navette du centre-ville incluse), nous sommes allés manger sur Robston St. au restaurant Miko Sushi. Encore une fois assis au bar, nous avons pu observer la dextérité du chef qui nous a préparé des boîtes à lunch japonaise incluant, sushi, sashimi, salade de nouilles marinées, tempuras. Une aubaine : 11 $ incluant soupe et thé.

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En soirée, nous quittons le centre-ville pour Richmond, une banlieue industrielle près de l’aéroport, qu’on pourrait comparer à ville St-Laurent. Une bonne proportion de la population est asiatique, et il y a beaucoup de restaurants chinois (plus que dans le chinatown). D’ailleurs, lorsqu’on se promène l’affichage est presque majoritairement en caractère chinois. C’est dépaysant. On se croirait de l’autre côté du Pacifique.

Vancouver Magazine avait choisi le restaurant Kirin comme la meilleure cuisine chinoise en ville. Il s’agit d’une chaîne qui a quatre antennes dans la région de Vancouver. Il s’agit de très grands restaurants où l’on trouve de grosses tables rondes prêtes à accueillir des familles. Le menu est imposant. On dirait presqu’il y a une infinité de plats. Et les prix vont du très accessible à très dispendieux (ailes de requins dans les 200$, desserts de nids d’oiseau dans les 50$).

Koko – Hotel Opus – Coin St-Laurent/Sherbrooke

Un autre samedi soir, une autre fête à célébrer. Cette fois-ci nous sommes conviés  au Koko dans l’Hôtel Opus au coin des rues Sherbrooke et St-Laurent.

 © Opus Montréal - Koko Restaurant + Bar

hoto : Site http://www.tourisme-montreal.org/

Samedi soir, neuf heure. Ça sent le glamour à plein nez. Lustres volumineux, lampes avec abajour en plumes, contrastes de blanc et noir et très haut plafond. On sent vite que la restauration n’est qu’un prétexte à la boum qui se trame après le repas. Installés à une immense table pour 8, où nous aurions pu facilement être 12, le serveur nous présente le fonctionnement du restaurant. Aucune surprise pour moi, puisque j’avais lu une critique dans le Voir qui présentait le concept expliqué en boucle chaque soir: le restaurant suggère de commander plusieurs plats de tapas et de les partager en groupe. Ils servent ainsi les plats dès qu’ils sortent de la cuisine et c’est toujours frais (ou chaud, c’est selon). Aussi ils ne font qu’une facture par groupe. Alors, pour un groupe hétéroclite, ce n’est pas toujours l’idéal quand les dépenses vont du mode récession pour certain à aucunes limites pour d’autres. Pas moyen, d’avoir des factures individuelles et même pas deux par deux. J’anticipe déjà le moment de départager tout cela.

De plus, les plats ne se prêtent pas vraiment au partage : une soupe, une salade, un carpaccio, un tartare… Ce n’est pas comme les plats de sushis. Alors nous décidons de la jouer chacun pour soi. En couple, le partage peut être intéressant, mais pas vraiment en groupe. Le menu est assez imposant, plusieurs choix d’entrées chaudes ou froides, et de plats principaux. Des plats qui ont une tangente asiatique sans trop s’éloigner des classiques de ce genre de restaurant.

Et qu’est-ce que ça donne dans l’assiette? Toujours portée vers la viande crue, j’ai testé le thon ahi qui était très bon, quoi que servi sur une salade de fenouil sans saveur particulière. La salade de carpaccio de boeuf était correcte, mais décevant comparativement à celle que j’avais mangé à Vancouver récemment. J’étais supposée y retrouver des avocats et du coconut, ce dernier était absent ou très discret, alors que l’avocat s’est présenté sous forme d’un morceau égaré tout noirci. Déjà vu mieux.

Le personnel aurait pu sauver la mise, mais le beau jeune homme qui nous servait n’était pas très coopérant. Une convive affamée, lui a demandé si c’était possible d’avoir du pain, car elle mourrait de faim en s’assoyant à la table s’est vu répondre que les asiatiques ne mangent pas de pain, sans se voir offrir une autre alternative. Puis, au dessert, une autre a demandé en blaguant au serveur de lui conseiller un dessert au chocolat car elle venait de se faire laisser et qu’elle en avait bien besoin s’est fait répondre qu’il ne connaissait pas ses goûts donc qu’il ne pouvait aider. Pas très vendeur.

Bref, le service et la nourriture n’ont pas réussi à me convaincre, que cet endroit était plus que le « happening » du moment.  Le service est fonction de l’apparence de la grosseur du portefeuille, comme l’a bien démontré l’hôtesse qui est venue nous avertir que si nous n’achetions pas une bouteille d’alcool lorsque notre repas serait terminé, nous devrions laisser notre table, interrompant ainsi le moment où nous étions en train de donner le cadeau d’anniversaire à notre amie.

Pour ce qui est de la boum d’après. Un faune jeune, métissée, en robe (très sexy ou encore, des dames d’honneur égarées). La musique, du house, sans parole, du moins quand j’ai quitté vers 1h30.

Tout de même une note positive : j’ai commandé un cocktail sans alcool et souvent, plusieurs barmans ne savent que faire de cette demande. Cette fois-ci on m’a offert un si excellent mojito qu’on en oubliait qu’il n’avait pas d’alcool.

Critiques: Daraize

Hurley’s Irish Pub – Sur Crescent

Sentant l’appel de la Saint-Patrick, je suis allée faire un tour au Hurley’s sur Crescent. Immense, le pub est sur deux étages et est divisé en multiple petites salles, si bien que l’ambiance est intime, malgré la superficie totale.

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Avec un choix de 18 bières en fut, facile de plaire à tout le monde. Et quand la fringale arrive, le choix demeure aussi intéressant, dans le registre « pub » tout de même. Le vendredi, à cinq heures, l’assiette de nachos a su nous faire patienter jusqu’à ce que tous nos compagnons de houblons se pointent.

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Après, ce sont les clubs sandwichs, hamburgers de luxe, « fish and chip » et soupe à l’oignon qui nous ont rempli la panse. Sans être exceptionnelle, toute cette nourriture a comblé nos attentes pour ce genre de lieu. Les patates frites sont de vraies patates avec la pelure comme on les aime. Notons aussi au menu, un ragoût de bœuf à la Guiness, que personne de mon groupe n’a goûté et qui n’en demeure pas moins intriguant.

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Musique d’ambiance agréable, privilégiant le violon et l’harmonica. Feu de foyer et mur de pierre. Un endroit agréable pour toutes nos longues soirées d’hiver. Quoique l’été, il y a la terrasse.