Archives mensuelles : juillet 2009

Restaurant Soy – Rue St-laurent

Quand la rumeur pour un restaurant est constamment excellente depuis plusieurs années, habituellement on ne se trompe pas. Et c’était le cas pour le resto Soy situé au 5258 St-Laurent.

Nous avons pris le menu dégustation à 35 $, qui débutait par une soupe (soit la Won ton ou une soupe thai), les deux avec un parfum subtil et très raffinée.

Ensuite venait une petite salade, semblable à celle qu’on nous sert dans les restos vietnamiens, mais encore plus élaborée, avec pomme et vinaigrette moutardée.

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Ensuite viennent les entrées. Nous croyions à tort que nous devions choisir parmi les trois proposées : Dumpling, rouleaux impériaux et calmars. Mais non, toutes les entrées nous sont servies, une à la fois, dès qu’elles sont prêtes. Il va s’en dire que tout est chaud et consommé au meilleur moment.

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Lorsque je suis dans un souper comme celui-là, j’espère bien photographier tous les services, mais il arrive aussi que je m’emballe et que je saute sur le plas sans y penser. C’est ce qui est arrivé avec les rouleaux. J’en garder cependant un bon souvenir. Il vous faudra essayer!

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Le canard… Servi en croquette carrée, le canard ne ressemble à rien de ce que j’aurais pu m’imaginer. On le mange dans des petits pains vapeurs, en format de mini-burger avec les accompagnements présentés dans l’assiette, un pur plaisir.

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Encore une fois, nous pensions devoir choisir parmi les plats au wok, mais ils étaient servis en format dégustation de sorte que nous avons pu goûter le général Tao (rien à voir avec les Tiki Ming de ce monde!), les crevettes au gingembre et les légumes et tofu sauté.

Pour dessert, une banane grillée dans sa peau avec crème glacée et chocolat. Étonnamment délicieuse.

En dehors de la bouffe qui est excellente, le service était efficace et discret. Le décor est pratiquement inexistant. Le resto qui est tout petit se rempli vite, je vous suggère de réserver (514-499-9399).

Critiques: Daraize

Le garde-manger – Vieux-Montréal

Je m’imaginais que le Garde-manger était un genre de Supper Club où la bouffe n’était qu’un prétexte à nous faire boire et danser sur les tables. J’ai été agréablement surprise lors de ma première visite à ce charmant restaurant du Vieux-Montréal. D’abord, la salle à manger a vraiment un style typique du Vieux, sans tomber dans le cliché de restaurant touristique. On pourrait dire un style « ancestral-convivial »… ?

Photo tirée du travel.nytimes.com

La carte est surtout axée sur les produits de la mer. D’ailleurs, on y trouve une intriguante poutine au homard. Surprenament, l’ensemble est goûteux, la sauce brune étant faite à base de bisque de homard, et servie avec des grosses pinces sur le dessus dans une petite casserole. Il va s’en dire que ce plat peut facilement se partager, si on ne veut pas trop gâché notre appétit. Autre entrée intéressante, le tartare de boeuf, servi ici avec gros morceau d’olive verte et de fromage fort. Vraiment différent, pas pour les puristes, mais vraiment fort en gueule. Encore une fois, la portion est généreuse. En plat principal, l’aile de raie pané. Humm. Un vrai délice si tendre qu’elle s’effilochait, et si goûteuse que le goût m’est resté en tête pendant plus d’une semaine!

Alors, une très bonne note pour ce restaurant où l’ambiance, le service (entièrement masculin), et la nourriture sont excellents.

Idéal pour un rendez-vous, un souper entre amis (peut-être pas un gros groupe car les lieux sont assez exigus), et n’importe quelle occasion que vous trouverez!

Compter environ 70$ par personne avec une bouteille de vin partagée.

PS. C’est le restaurant du chef Chuck Hughes qui a son émission sur le Food Netwood (Chuck’s day off), vous savez le chef qui est passé à Tout le monde en parle et qui a des tatous de ses aliments fétiches sur les bras.

 

 

Maison Bulgogi – rue Ste-Catherine Ouest

Chaque midi au centre-ville, c’est la même rengaine quand vient le temps de trouver son lunch. Les « vrais » restaurants sont plutôt dispendieux alors que les comptoirs de restauration rapide sont bien souvent insipides. Dans les foires alimentaires (« food court »), on retrouve les mêmes chaînes de comptoirs rapides dans tout le Montréal sous-terrain. La première année c’est bien satisfaisant, mais après cinq ans, c’est lassant.

C’est dans cet esprit que je suis partie à la recherche de nouveauté. En fait, au début, je cherchais un comptoir de soupe tonkinois plus authentique que celui des Sukiaky, Chez Lien et Vie&Nam de ce monde. Un peu comme ceux que l’on retrouve chez Pho Lien sur Côte-des-neiges et Pho Tay Ho sur St-Denis.

En cherchant un peu je me suis rendue compte que la rue Ste-Catherine, à l’ouest de Guy, foisonnait de restaurants ethniques. Pour les francophones de l’est de la ville et qui n’ont pas étudié à Concordia, c’est un coin moins fréquenté (sauf peut-être pour l’AMC Forum).

Toujours est-il que j’ai trouvé de l’excellente soupe chez Saigon VIP. Et qu’en poussant mes recherches plus loin, j’ai vu des tas de critiques qui recommandaient La Maison Bulgogi (2127 Ste-Catherine Ouest), un restaurant coréen. Ma seule expérience coréenne se résumant à Kim Chi du centre Eaton, j’étais bien curieuse de découvrir ce que l’on considère de la « véritable » cuisine coréenne.

Sur place, j’ai opté pour la soupe au boeuf, ravioli de porc, et gâteau de riz (9$ tx. incluse). Le restaurant ne gagnera pas de prix pour son décor. Sans références, je ne l’aurais pas choisi. La clientèle ce midi-là était exclusivement composée d’asiatique probablement des étudiants. En attendant ma commande, j’ai pu voir ce qu’ils avaient commandé. Et, tous les plats étaient vraiment nouveaux pour moi. C’est plutôt rare maintenant, puisque beaucoup de mets étrangers font partie de notre « patrimoine culinaire », si on peut appeler ça ainsi. C’était vraiment un voyage. De plus, quelle ne fut pas ma surprise de voir certains d’entre eux mettre un petit gant à la main gauche, pour éviter de se salir en mangeant des cotes levées.

Comme j’ai commandé pour emporter, je n’ai pas vu ce que j’allais manger avant d’arriver au bureau. Je me sentais comme un enfant qui a hâte de déballer sa surprise. Finalement, j’avais un bol de soupe et cinq autres petits contenant. Je me suis dit que le bol de soupe n’était que le bouillon, et que je devais mettre le reste dedans. Et bien non! Dans le bouillon, il y avait des raviolis de porc, plusieurs même, gros et délicieux. Au fond, les gâteaux de riz. Genre de pâtes gluantes, qui ont la forme d’un gros pétoncle. Cela ne ressemble à rien dans la cuisine nord-américaine, mais c’est quelque chose à laquelle on s’habitue vite.

Vous vous demandez sans doute ce qu’il y avait dans les cinq autres contenants. Il y avait une bonne portion de riz gluant, de choux mariné (kim chi), de fèves germés marinés, de fèves vertes marinées (j’imagine que c’était cela), et finalement des patates cuites dans une sauce brune. En fait, je ne savais pas vraiment comment manger tout cela, il m’aurait fallu être au restaurant et demander les explications ou regarder les autres faire. Mais bon, j’ai goûté à tout et c’était bien bon. Et vraiment, une très grosse portion.

J’ai vraiment envie d’y retourner avec des amis, question de partager plus de plats, de pouvoir poser plus de questions aux employés et de prendre des photos, pour mettre sur ce site.

3 petits bouchons – rue St-Denis

Situé sur la rue St-Denis, dans un semi sous-sol, ce restaurant m’intriguait depuis longtemps, avant même qu’il existe en fait. J’avais l’impression que ce local étai la cible d’un mauvais sort, chaque fois que je passais devant, le restaurant qui l’occupait avait changé de nom. Puis, sont arrivées les 3 petis bouchons. Avec leur affiche ludique, je ne savais pas quoi penser. Puis, une ou deux critiques ont avivé mon intérêt. Et pour une fois, le restaurant demeurait ouvert(depuis 2005 en fait). Une émission culinaire plus tard, je crois que c’est Curieux Bégin, ce restaurant s’est positionné dans ma longue liste de « restaurants à essayer ». Et récemment, de ma liste de suggestions pour ma fête, il a été l’heureux élu.

Semi sous-sol est souvent synonyme de petit bouiboui sans décor, mais au 3 petits bouchons, l’arrangement est drôlement bien fait pour maximiser l’espace et pour que tous trouvent leur aise. En temps que groupe, nous sommes souvent confinés à des recoins, où il est difficile d’en sortir, mais hier c’était la grande classe, une table de bois installée à côté du bar qui nous permettait de profiter de la lumière extérieure.

Le menu écrit sur l’ardoise change régulièrement. Environ six entrées et autant de plats principaux. Le serveur nous a patiemment expliqué chacun des plat au menu. Il faut dire que le menu inclu des mets très à la française (Pissaladière, tartiflette…) qui sont cependant remaniés avec la touche et, surtout, les produits locaux. En entrée, on suggérait, entre autre, les cochonailles (renommés ici « bouchonnailles ») (13$), la pissaladière, la gaspacho (9$), la pieuvre grillée, les tartines de champignons, etc…. J’ai testé les « bouchonnailles », qui sont idéalement à partager à deux. Délicieux. Terrine maison avec son chutney, saucissons québécois, décliné en trois saveurs avec des betteraves assaisonnées. Le gaspacho était garnie de palourdes et d’un glaçon de gaspacho pour le garder frois. L’assiette de pieuvres était généreuse.

IMG_5346Pour les mets principaux, on nous offrait de la bavette de veau, des pétoncles grillés, du tartare de veau, etc… Presque toute la table s’est laissé tenter par les pétoncles(30$). Servis sur une pâte feuilleté garnies aux poireau, les pétoncles étaient cuits à la perfection. Pour diversifier nos commandes, j’ai pris le tartare de veau(22$). Excellent. De type classique, mais servis sur une savoureuse sauce crémeuse, les traditionnels capres étant remplacés par des boutons de marguerite mariné, j’ai adoré.

IMG_5348Pour le vin, une carte bien garnie avec des noms plutôt inconnus pour moi qui est néophite. Nous nous sommes laissées guider par le serveur pour « Les vieilles vignes » d’Ostertag, un sylvaner (41$). C’est un cépage dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai trouvé cela excellent, très rafraichissant (c’est un vin blanc). Malheureusement, il ne se vend pas à la SAQ. Par contre, un autre vin du producteur Ostertag, s’y vend à 32,50 $ donc encore plus haut de gamme si l’on déduit que le vin du restaurant est vendu à deux fois sa valeur. Le serveur nous l’a conseillé chaudement. J’attends donc la prochaine célébration pour le goûter.

IMG_5355Nos papilles étaient définitivement heureuses et nos yeux, tout autant . Les présentations sont soignées et très esthétiques avec l’utilisation de plats adaptés à chaque met. Le service est professionnel et en plus d’être patient, notre serveurs était très au courant des produits proposés. Je suis conquise.

Au chaud lapin – avenue du Mont-Royal

Après une vague de sorties dans les nouveaux restaurants du Vieux-Montréal, c’est avec un certain plaisir que j’anticipais ma soirée au Chaud Lapin sur l’avenue Mont-Royal. Avec un nom comme ça, on s’imagine facilement, un endroit confortable et chaleureux et c’est le cas. Le resto est rempli de petits coins banquettes en U où l’on peut se retrouver entres amis. Les murs de brique, les peaux de vaches (ça se dit et s’imagine mal, mais sur place, ça fait du sens), les couleurs de bruns chocolat, forment une atmosphère intime. La clientèle se compose principalement de groupes d’amis de 25 à 35 ans et le samedi soir, ça ne me semble pas l’endroit idéal pour un rendez-vous doux. Quoiqu’en semaine l’ambiance doit être plus calme, et les risques de se retrouver coincer entre deux partys d’anniversaire, moins élevés.

La carte est bien garnie et plusieurs choix s’offrent à nous. J’ai tenté la pieuvre en entrée et je n’ai pas été déçue. Une portion généreuse et braisée, très très tendre. Je n’avais jamais mangé de pieuvre aussi délicieuse. Définitivement, elle en vaut l’essaie, car ce n’est pas un choix fréquent sur les menus de Montréal, et elle est très bien réussie. En repas, j’ai choisi les raviolis de canard sauce au foie gras. Bien réussi encore une fois, mais j’aurais préféré avoir cette assiette en format entrée (elle existe) et pouvoir goûter autre chose. J’ai pu goûter au tartare de bœuf. Très bon, sans être exceptionnel (d’ailleurs, avec la quantité d’offres de tartares à Montréal, c’est dure d’être impressionnée. J’en profite pour donner une mention spéciale à celui du Tapeo).

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Et autre choix intéressant commandé à notre table: l’assiette de poisson à partager. Cette fois c’est le poisson entier qui est servi dans une assiette (avec la tête et tout…). Il y a aussi un plat de lapin à partager que j’aurais bien aimé goûté. Ce sera pour une prochaine fois.

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Compter environ 60$ pour entrée-repas-verre de vin (tax et tip. inclus).

1279 avenue du Mont-Royal Est.

AJOUT: Restaurant fermé depuis le 7 mai. Voir un article du Journal de Montréal à ce sujet.

 

1001 saveurs qu’il faut avoir goûtées dans sa vie

J’ai acheté récemment le livre les 1001 saveurs qu’il faut avoir goûtées dans sa vie. Le livre présente certains aliments type en groupe tel les fruits et légumes, viandes, épices, pains, confiseries, fromages, etc. Cela va de l’aliment courant (pour nous) comme la sole, la framboise ou la noix de cajou à des aliments dont l’existence m’était complètement inconnue. En fait, c’est le cas de la majorité des aliments.

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Je me suis dit que ce guide ferait une très bonne référence lors de mes visites dans des épiceries ethniques de Montréal. Quoique je soupçonne qu’une bonne partie des aliments que l’on retrouve dans le livre ne soit pas disponible à Montréal. Mais bon, cela me donne envie d’essayer certains fruits que j’ai pu voir dans des épiceries asiatiques, tel le durian et le pomelo. Et parfois, dans les petits commerces, il est difficile de savoir le nom français pour certains produits, ce livre me permettra donc de pouvoir nommer ce que je goûte et de pouvoir faire des recherches sur internet pour trouver la bonne manière d’apprêter ces aliments.

 

Bref, c’est un livre assez intéressant qui ouvre l’appétit dès qu’on le feuillète. Le seul bémol : c’est un livre édité en France, les bleuets sont des airelles et les cerises de terres  des physalis.