Archives mensuelles : avril 2010

Cabane à sucre Au Pied de cochon

L’an dernier, j’avais manqué ma chance. Cette année, il n’était pas question de manquer cela. Avec la vibe qu’il y avait après que ce restaurant ait été choisi comme une des 10 meilleurs nouveaux restaurants au Canada par le magazine Envol (d’Air Canada), j’ai envoyé mon nom dès le mois de décembre pour avoir ma place.

 Finalement, un beau soir d’avril, nous avons pris la route pour St-Benoit-de-Mirabel, un coin que je ne connaissais pas. La route a réussi à nous mettre dans le « beat » campagne et grâce à un GPS nous avons rapidement trouvé la cabane. L’intérieur est sympathique avec un grand bar (ce qu’on ne voit pas souvent dans les cabanes traditionnelles). Les murs sont tous en bois, et les tables aussi. Sur place, la clientèle avait l’air transportée de la ville à la campagne, comme si le Plateau s’était donné rendez-vous à la campagne. Ce n’est pas dit négativement, mais cela détonnait avec les cabanes commerciales où l’on trouve plein de petites familles. Ici, c’était plus des groupes d’amis dans la vingtaine-trentaine.

 On nous avait bien avertis d’arriver à l’heure juste si on ne voulait pas manquer de temps pour tout goûter. L’argument était bon et à l’heure pile nous étions tous à table. Le service a immédiatement commencé. Peut-être un peu trop vite à notre goût ou était-ce nous qui étions trop excités lorsque les plats arrivaient sur la table? Tout d’abord, nous avons eu à la traditionnelle soupe aux pois à laquelle notre cher Martin Picard a ajouté des cubes de fois gras. Ensuite, on nous sert des galettes de sarrasins qui servent pour manger les cretons. En même temps, on nous sert aussi du gravlax de saumon au sirop d’érable ainsi que des oreilles de crisse sur de la salade au fromage et jambon. Les oreilles de crisse étaient les meilleures que j’ai mangé de toute ma vie. Si légère et croustillante, pas grasse du tout. Incroyable.

 Ensuite arrive l’impressionnant soufflé, visuellement très beau, qui remplace la traditionnelle omelette. En son centre, on trouve des morceaux de porc, du maquereau fumé et des palourdes frites. Un mélange qui nous surprend, mais qui est une explosion de saveurs au palais. Qui aurait pensé à mêler viande et fruits de mer, dans une omelette de cabane à sucre? Rajouter à cela quelque goutte de sirop et on est près de l’indécence culinaire.

 

Puis arrivent les plats principaux. Une boule de chou farcie au porc, homard et foie gras, sur un lit de polenta, du poulet grillé, sur un lit de fèves au lard et de la langue bœuf, avec céleri-rémoulade. Le chou farci était délicieux goûtant à la fois le porc et le homard. Le poulet était très tendre. Pour la langue de bœuf, je l’ai goûté sans savoir que c’était de la langue, et quand j’ai dit que je trouvais que le bœuf goûtait bizarre, on a bien rigolé. Je crois qu’il n’y a que Martin Picard pour me faire manger cela. Ça et aussi les pieds de poulet au BBQ, dont j’ai oublié de parler et qui étaient servis en entrée. J’avais déjà entendu parler de ces fameux pieds et je savais que les chinois en mangeaient dans les dim sums. Je m’étais dit que je n’en mangerais jamais, mais venant du pied de cochon, je n’avais pas le choix d’essayer. En fait, on ne mange pas le pied, on gruge autour ce qui reste de peau et de gras. Et finalement, c’est surtout la sauce BBQ qu’on mange.

 

Entre, le repas et le dessert, nous avons demandé une petite pause. Disons que le repas aurait pu s’arrêter là, mais en tant que bibitte à sucre, je ne pouvais m’empêcher d’être excitée à l’idée de ce qui s’en venait. D’abord la traditionnelle tire sur la neige, ou plutôt sur la glace étant donné le manque de neige chronique cette année. Puis un délicieux mille-feuille à l’érable, avec de succulentes crêpes cuitent dans le gras de canard (ça fait toute la différence!), ainsi qu’un banane à split avec de la glace à l’érable, du chocolat et de la barbe-à-papa à l’érable. Comme si nous n’avions pas assez mangé comme cela, nous avons demandé si c’était possible d’avoir d’autre tire sur la neige et le plaisir nous a été accordé!

 

Bref, c’était mon meilleur repas de cabane à sucre à vie.

 Aussi, durant le repas, il est possible d’ajouter de la tourtière (20$ à partager entre tous). Nous ne l’avons pas fait sachant que le menu était assez garni. Par contre, quand nous l’avons vu, nous avons eu un petit regret, qui est largement compensé par le fait que nous en avons tous ramené une à la maison. Donc, nous n’avons fait que reporter le plaisir!

Le roi du Taco/El Rey del Taco – Marché Jean-Talon

Au marché Jean-Talon, à côté de la SAQ, se trouve un petit restaurant mexicain. Une petite cantine, je dirais, tellement tout est bonne franquette et un peu bric à brac. Rien de compliqué, tout est cuisiné devant nous dans une cuisine ouverte. Les plats n’ont rien de raffinés et c’est problement servis de la même façon qu’à la maison. On est loin de l’expérience gastronomique mais n’en demeure pas moins que c’est goûteux (beaucoup plus que dans les chaînes de restauration rapide « mexicaines »), et quand une fringale nous prend au marché, c’est une bonne option qui est bon marché (environ 8 $ taxe incluse par assiette).

On y sert donc les classiques tacos, buritos, etc… On y vend aussi certains produits mexicains comme des fromages et des nachos.

Le roi du taco/ El rey del taco

 232 rue Jean-Talon

514-274-3336

Critiques: Voir

El Rey del Taco on Urbanspoon

Sumo Ramen – Rue St-Laurent

On connait tous les nouilles ramens, un des repas « étudiants » par excellence. Pas chères, souvent à 49 cents le paquet et très rapide à faire, moins de 5 minutes, ces nouilles peuvent souvent dépanner. Par contre, les ramens, les vrais, font souvent un objet de culte au Japon. Souvent faites à la main, les gourmands peuvent faire la file devant des petits « ramen shop » pour goûter ces délices artisanaux. Malheureusement pour nous, il n’y a pas de boutique artisanale du genre à Montréal. Par contre, le restaurant Sumo Ramen, sur la rue St-Laurent dans le quartier chinois, offre une panoplie de soupes ramen d’excellente qualité.

 Les soupes sont montées de manière artistique et le résultat est très beau à voir. La soupe de base contient, outre les ramens, un morceau de porc, un oeuf, des champignons etc… Cependant, les versions peuvent aussi contenir des raviolis aux crevettes, du porc épicé et autre. Le bouillon quant à lui est au miso ou au soya. J’ai choisi celui au miso et j’ai trouvé cela assez différent des soupes miso qu’on mange souvent dans les restaurants de sushis. Ce sont des goûts auxquels notre palais n’est pas nécessairement habitué mais j’ai bien aimé cela. Dans une ville où la soupe Phò règne en maître, il est plus difficile de s’habituer à ce goût.

On trouve aussi au menu des entrées comme des gyozas (dumplings japonais) et de l’anguille, mets très populaire au Japon. Nous avons donc testé cette dernière. La chaire de ce poisson est très grasse, ce qui rend le mélange avec la sauce très savoureux et très riche.

Pour ce qui est des lieux, le restaurant a été récemment aménagé et tout est très propre, ce qui satisfera nos critères occidentaux. C’est une bonne première place pour introduire le quartier chinois à ceux qui sont un peu réticents sur les expériences culinaires ethniques.

 Et ici pas besoin de se préoccuper du budget, on s’en sort pour moins de 25$ à deux (taxes et pourboires inclus). De plus, on peut y amener notre vin. Une aubaine.

Sumo Ramen, 1007 Boul.St-Laurent, 514-940-3668