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Tout est bon au Japon (troisième partie)

Un restaurant que nous avons trouvé près du Senso-ji servait des pot-au-feu dans un ambiance de vielle brasserie.  Nous en avons commandé au canard et oignons.  Accompagné d’une bonne bière, c’était un régal.

En plein milieu du parc d’Ueno, à Tokyo, nous somme tombés sur un petit restaurant qui était une oasis de calme. Divisé comme une maison à l’ancienne, avec des planchers et des murs en bois, le resto était entouré de jardins zens. On y servait un repas végétarien. Le sens de végétarien semble beaucoup plus flexible pour les japonais puis qu’il contenait du poisson et un morceau de poulet. L’ensenble était plutôt sympathique avec plein de petites bouchées dont je n’aurais pas su expliquer l’origine. Encore une fois, la présentation visuelle était impécable.

Bien sûr, qui dit Japon dit sushis.  Il y a les plateaux de poissons comme on voit sur la photo suivante. Par contre, les rouleaux comme on sert ici, sont très rares là-bas. L’accent est vraiment mis sur le poisson. Et là-bas, pas de goberge, mais bien des vrais pattes de crabes!

Un incontournable de Tokyo est le marché Tsukiji. On peut y manger sur place des poissons parmi les plus frais au monde. Ils n’ont pas été congelés.  

Nous avons choisi un bol qui présentait un dégradé de thon. À gauche, le thon maigre tel qu’on le connait ici, dans le milieu, le mi-gras, et à droite, le gras. Plus le thon est gras, plus il est apprécié, et plus il coûte cher. Nous étions sceptique, mais c’est vrai, le thon gras fond dans la bouche. Dans le milieu, en orange, c’est de l’oursin.

Nous avons trouvé un autre exemple de fraîcheur exemplaire, cette fois au marché de Kanazawa, une autre ville portuaire. Cette fois, nous avons mangé nos sushis dans le cadre d’un Kaiten sushi (service de sushis tournants). On prend les assiettes qui nous tentent et dont le prix dépend de la couleur. Ça va de 1$ à 15$ l’assiette. La majorité à 2-5$. C’est très populaire.

Voilà qui conclut notre expérience culinaire nippone.

Pour ceux qui voudrait en savoir plus, voici quelques liens de blogs qui se sont intéressés au sujets.

http://laderoutee.com/category/japon/

http://toctoctocjapon.blogspot.com/

http://chocolateandzucchini.com/vf/2010/05/japon_morceaux_choisis.php

http://foodfile.typepad.com/

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Vancouver gastronomique (2e partie)

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Une de mes activités préférées à Montréal est une virée au Marché Jean-Talon, où dans tout autre lieu de découvertes culinaires. Alors, le samedi, j’ai fait comme à l’habitude et je me suis dirigée vers « Granville Island » le marché local de Vancouver. À l’intérieur, on retrouve de nombreuses poissonneries (proximité de l’océan oblige), des marchands de fruits et légumes, mais aussi plein de petits kiosques de nourriture raffinée (pâtes maisons, fromages, charcuterie, chocolat, pâtisseries, produits locaux etc…) Comme quoi Montréal n’a pas le monopole de la gastronomie au Canada et nos cousins de l’Ouest savent aussi apprécier la bonne chaire.

 Non loin de Granville Island se trouve « Go Fish », un petit « shack » qui vend des poissons frits.  C’est une institution, juste à voir la file de client qui se pressent sous la pluie pour commander leur « fish and chip » ou tacones (genre de wrap au poisson grillé).

 Sur le bord de l’eau, des petits bateaux servent d’autobus qui peuvent nous mener vers plusieurs destinations. Nous en prenons un qui nous mène au Science Center, d’où nous marchons vers le Chinatown et nous visitons le jardin de Dr Sun Yat-Sen.

 Arrive l’heure du souper, nous quittons Chinatown pour la plus branchée Gastown. En chemin, une erreur de parcours nous fait prendre Hasting W. Street. À éviter, c’est le lieu le plus pauvre au Canada où des masses de sans-abris, drogués ou autres se rassemble pour la soupe populaire, les piqueries et autres services sociaux. L’ambiance change du tout au tout, et Vancouver nous apparaît sous son plus mauvais jour. Bien que personne ne nous a achalé, nous n’avons pas aimé cette expérience et aucun endroit à Montréal ne m’apparaît si misérable. C’est presque inconcevable d’imaginer cela au Canada.

 Nous nous remettons de nos émotions dans Gastown à quelques rues de là. Et nous trouvons le restaurant Boneta, qui était un des 10 restaurants à surveiller dans le magazine En Route d’Air Canada (avec le restaurant le Local à Montréal, dont j’ai parlé précédemment). Lorsque nous arrivons, l’immense restaurant (il est situé dans une ancienne banque) est presque vide. Il est 17h30, mais nos estomacs de routard crient famine. On se décide à rentrer même si l’ambiance n’est pas à son sommet.

 Ce fut un choix judicieux, car la maître d’hôtel, nous dit que le restaurant est déjà réservé pour la soirée, mais elle peut nous laisser une table que nous devons libérer pour 19h45. Entre temps, nous verrons le restaurant changer d’atmosphère pour le quitter lorsqu’il sera bondé. Comme c’est samedi soir, nous commandons des cocktails, et nous sommes agréablement surpris. C’est délicieux. Un goût de bonbon poivré pour moi, et de l’alcool plus fort pour monsieur. Malheureusement, aucune idée de la recette; nous ne pourrons réessayer à la maison. En entrée, un délicieux, voire exquis, carpaccio de bison, avec salade de roquettes à l’huile de truffes et yuzu, gros copeaux de parmigiano reggiano et œufs de caille. Wow! Vraiment.

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En plat principal, le short ribbs de bœuf, accompagné de ravioli de canard, de champignons exotiques à mes yeux et d’épinards. Mium. Autre plat commandé : du sablefish (poisson à chair blanche dont j’ignore le nom français), sur du risotto aux mêmes champignons exotiques et des asperges de mer («sea asparagus »).  Excellent aussi.

 

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En dessert, panacotta de chocolat avec crème glacée de maïs. Le goût salé de la crème glacée balançait celui du chocolat. Et aussi, trio de crème glacée et sorbet maison (framboise, cassis, et café – au moins un expresso!).