Archives de Tag: Mile-end

Comptoir 21 – Rue St-Viateur Ouest

Ce n’est pas la première fois que j’envie les employés d’Ubisoft. Non, ce n’est pas parce qu’ils peuvent jouer à des jeux vidéo sur les heures de travail ou qu’ils font des BBQ sur la terasse de leur bureau. C’est parce qu’il y a plein de bons petits restaurants autour de leur siège social montréalais situé dans le Mile-End au coin de St-Laurent et St-Viateur.

Je me répète sans doute, mais en plein centre-ville, l’offre abordable qui n’est pas de la restauration de chaîne est pratiquement inexistante.

Le vendredi (ou d’autres jours de la semaine), j’aimerais ça aller me chercher un bon fish and chip comme celui du Comptoir 21. Les filets de poisson sont épais, la panure craquante.  D’autant plus qu’on peut changer les frites pour de la salade, et donc, s’en permettre un peu plus souvent.

On peut aussi choisir les croquettes de morue, bien moelleuse sous une panure croustillante.  Celles-ci plairaient même aux difficiles qui n’aiment pas beaucoup le poisson. Je me demande comment ils font pour les faire bien rondes.

L’endroit n’est pas très grand. C’est un snack bar dans la plus pure tradition, avec comptoir et table en U. Une vingtaine de places, je dirais et c’est toujours assez rempli.

Comptoir 21: 21 St-Viateur Ouest, 514-507-FISH

Critiques:GazetteShut up and eat, La bouche pleine, Les gourmandes Mtl

Comptoir 21 on Urbanspoon

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Restaurant Thailande – Rue Bernard

Le décor du restaurant Thailande, surtout du côté de la verrière, ne semble pas avoir bouger depuis son ouverture … en 1987. Comme c’était ma première visite au restaurant, je ne peux dire si la nourriture a changé depuis ce temps, mais ce que je peux dire c’est que tout était savoureux. Sans doute ce qui explique la longévité de ce restaurant.

Sur le menu, beaucoup de choix de sautés ou de caris (jaunes, verts ou rouges).  Tous offerts à prix doux (entre 11 et 16$ environs). Ce n’est que quelques dollars de plus que ce qu’on sert dans la chaîne Thai Express, mais en plus délicat, plus généreux et plus authentique.

Nous avons commandé un sauté de tofu aux arachides et épinards frits et un cari vert au poulet.

Le restaurant a aussi une liste de spécialités maison dont le prix varie entre 20$ et 26$.  Et pour les chanceux qui travaillent dans ce coin, un spécial du midi.

Restaurant Thailande, 88 Bernard Ouest, 514-271-6733

Critiques: La Presse, De bouche à table.

Restaurant Thailande on Urbanspoon

Pizzeria Magpie – Rue Maguire

En plein coeur du Mile-End, à quelques pas de la rue St-Laurent sur la petite rue Maguire, la pizzeria Magpie fait parler d’elle. Encensée par les blogueurs, on dit que la pizza y est fabuleuse ou serait-ce plutôt le petit côté « hip » du Mile-End qui y attirent les foules?

C’est ce que j’ai voulu vérifier lors d’une récente visite. Pas de réservations, nous arrivons à l’ouverture. On nous trouve une table « in extremis », en déplaçant un client. « Merci monsieur le bon samaritain »!

Le décor est charmant, chaleureux et vintage, on se croirait entre deux époques, c’est réussi. Les pizzas au menus semblent alléchantes et ce qu’on voit sortir du four aussi.

Un de nous qui travaille dans le quartier, nous recommande fortement d’essayer les salades, car même un « pas salade » comme lui, ne peux résister.  C’est vrai la salade de roquette (8$) est délicieuse. La salade de crevettes, au menu ce jour là, est aussi très bonne, mais au prix  non-affiché  qu’elle était (16$), elle se devait bien de l’être.

Pour les pizzas, nous avons tenté la pizza aux artichauts, épinard, pecorino fontina, parmesan et sauce tomate (16$). Un délice. L’abondance de légumes et le goût prononcé du fromage nous ont séduit.

Il y avait aussi à l’ardoise une pizza au fromage de chèvre, charcuterie, figues et oignons caramélisés(20$). Elle patissait du contraste avec la pizza aux artichauts. Sur papier l’ensemble était séduisant et pas mauvais en bouche, mais manquait clairement de « punch ».  Mais dans les deux cas, la croute était délicieuse.

Un seul bémol.  Je n’aime pas trop m’étendre sur mes histoires personnelles, mais nous avons eu une mauvaise expérience avec une employée.  Et une autre fois, nous avons commandé par téléphone pour aller chercher et nous avons aussi eu du mauvais service et beaucoup d’attente (on nous avait assuré que ce serait prêt pour une certaine heure même si nous avions dit qu’on pouvait leur laisser plus de temps – on a finalement attendu une demi-heure au restaurant).

C’est malheureux, car l’endroit a tout pour être une petite place chaleureuse.

Pizzeria Magpie – 16 rue Maguire, Montréal, 514-507-2900

Autres critiques: HourLa Presse,  Mirror,  Les dessous de Mtl, Montreal Foodie, Shut up and eat,

Pizzeria Magpie on Urbanspoon

Juni – Rue Laurier

Juni, une grande adresse japonaise sur la rue Laurier. Depuis le temps que j’en rêvais! Nous arrivons tôt le restaurant est vide, mais on nous assoit au bar car c’est la  seule place qui n’est pas réservée.

Par hasard, la femme assise à côté de nous est une québécoise d’origine japonaise et  un couple de touristes japonais s’installe à l’autre bout du bar. Tous discutent en japonais avec le chef Juni San. Pendant quelques instants, nous nous sentons réellement au Japon, et nous sommes nostalgiques de notre voyage de l’an dernier.

Pour débuter, nous goûtons l’entrée de sashimis. Il s’agit de cinq sortes de sashimis harmonisés avec cinq sauces différentes. Cela se partage bien car il y a au moins deux morceaux de chaque poisson. Les mariages sauce et sashimi sont judicieux et nous sommes déja conquis. À reprendre à coup sûr, lors d’une prochaine visite.

Puis, nous commandons le Gyu taru maki, un sushi de tartare de boeuf au sésame épicé. C’est délicieux. Et caché dans la boule de riz, il y a un petite tomate cerise qui éclate en bouche. Curieusement, ce plat nous a rappellé, un des mets traditionnels d’Hawaii : le Ahi tuna Poke, bien qu’il soit fait de thon. En fait, c’est surtout l’assaisonement qui avait la même saveur.  Décidément, ce restaurant nous évoque des souvenirs!

Cela ne plaira à tous, mais de notre côté,  nous avons bien apprécié le sushi de crabe à carapace molle (dont on voit les petites pattes sur la photos). Il était légèrement frit, servi avec des épices cajuns et un caramel de sauce soya.  

Le unagi dynamite, soit le sushi à l’anguille (sur le desssus) au riz souffé et à l’avocat, fut un autre succès.

Pour finir, une théière complete de thé vert partagée à deux, mais qui m’aura tenue éveillée jusqu’à deux heures du matin. Et un joli mille-crêpes accompagné de bananes et de caramel amer.  Une belle touche finale.

C’est facile de faire monter rapidement la facture chez Juni, mais ça vaut la peine. Si on ne se laisse pas tenter par les cocktails (délicieux), le bon vin et qu’on s’en tient aux sushis, ça peut demeurer raisonnable.

Juni: 156 Laurier Ouest, 514-276-5864  (Réserver à l’avance)

Critiques: Hour, Seminterrato

Jun-I on Urbanspoon

Bistro Lustucru – 5159 Avenue du Parc

Décor moderne, cuisine au centre du restaurant, on se croirait presque dans un loft New Yorkais lorsqu’on entre au Lustucru. Un gros contraste avec la rue Parc où s’est installé le restaurant. Par contre, malgré la beauté des lieux, l’ambiance est un peu froide. Est-ce parce que la place n’était pas remplie quand on l’a visité pour un 5 à 7 du jeudi?

 Sur place le service est sympathique et la bouteille de vin blanc suggérée (Cheverny blanc – 35 $) est excellente. Au menu, essentiellement du cru. J’ai lu quelque part qu’on y servait autre chose, mais sur le menu que nous avons reçu, il n’y en avait que pour le cru (exception faite de la salade et des frites). Ça tombait bien, c’est ce dont nous avions envie. Entre les tartares, carpaccios et autres ceviches, nous n’avons pas eu à choisir puisque nous avons pris la totale. C’est-à-dire, l’ensemble des mets présentés au menu. Pour 95$. À trois, cela fait du sens. Les assiettes arrivent extrêmement bien présentées (ce qui nous fait oublier le temps qu’on a attendu). C’est un coup d’œil qui met l’eau à la bouche et on a envie de tout goûter. Par contre, on est bourré assez vite. La totale aurait facilement pu se partager à quatre.

 J’ai trouvé cela délicieux car je suis une amatrice de ce genre de bouffe. Par contre, bien que tout était excellent, je n’ai rien trouvé de spécial, rien de nouveau. Que du bon tartare, tataki ou carpaccio. Pas de nouveauté qui me ferait faire de nouveau le chemin du Lustucru.

 C’est un concept intéressant, mais je me demande si ça peut durer sans qu’ils ne se spécialisent dans d’autres mets.

 Quoique pour le dessert, nous avons été comblées et ce n’était pas du cru. Un petit moelleux au chocolat sur crème glacé avec caramel salé. Quelques bouchées qui ont satisfait notre dent sucrée.

Bistro Lustrucru, 5159 Avenue du Parc, 514-439-6701

Critiques: Voir, Gazette, rue Frontenac, le Devoir, Daraize,  2Capricieux, Parisienne à Mtl, je suis repu, Prétexte

L’entoilage – Rue St-Laurent

Sur la rue St-Laurent, dans le Mile-End, se trouve un autre nouveau restaurant japonais. Ce n’est pas une place à sushi ni un izakaya, mais plutôt un petit café où l’on sert des sandwichs et des plats différents à chaque midi. Malheureusement, pour ceux qui comme moi travaillent au centre-ville, le restaurant n’est ouvert qu’en milieu de journée.  

 Un vendredi où je terminais plus tôt, j’ai pu essayer le plat du jour, un okonomiyaki, une omelette de chou et de calmar (on peut aussi choisir le porc), garni de flocons de poissons séchés. C’était très goûteux, et pour une rare fois, il m’était pratiquement impossible de savoir d’où provenaient toutes les saveurs que je gouttais. C’était des arômes inconnues, un vrai voyage culinaire. Il parait que l’okonomiyaki est un genre de « confort food » japonais, et que les autres plats du jour que L’entoilage sert tombent aussi dans cette catégorie.

Au menu, il y a aussi les sandwichs. Bien que leurs descriptions aient un air familier (par exemple, le jambon fromage), la touche japonaise est là, et le résultat est savoureux.

Je ne suis pas une amateur de café, mais mes parents qui m’accompagnaient ont bien aimé le café latté et américano.

 Côté décor, le local (plutôt grand) manque un peu de finition, comme si le restaurant venait à peine d’ouvrir. Le personnel se débrouille dans un très bon français et est très sympathique. Dommage que je n’avais plus faim, car j’aurais bien aimé goûter un dessert au thé vert (ce jour-là, il y avait un gâteau au fromage au thé vert).

De plus, on nous a fait goutter un échantillon de thé glacé au pamplemousse que j’ai trouvé délicieux et rafraîchissant.

L’entoilage, 5251 St-Laurent, 514-439-1178

Critiques: Hour, Mirror, La Presse

The sparrow/ Le moineau – Rue St-Laurent

Dans l’ancien bar Mile-End, du quartier du même nom se trouve un restaurant bilingue : The sparrow/ Le moineau. Encensé par la critique (La Presse, Voir, Mirror) essentiellement pour ses brunchs que je n’ai pas encore eu la chance de goûter, j’avais des attentes élevées lorsque je me suis présentée pour un petit 5 à 7 – souper.

Première constatation, j’ai encore l’impression d’être au Mile-End, même si la décoration a été légèrement refaite avec, entre autre, une tapisserie d’imprimé de volatiles, et comme je m’attendais à un vrai resto, je suis déçue de voir le mobilier qui fait beaucoup plus bar-taverne que restaurant.

Le service est lent: on doit signaler notre présence. Il n’y a pas de menu, il est au fond du restaurant sur une petite ardoise et on doit se lever pour aller le voir.

Deuxième déception, il n’y a pas grand chose au menu. Force est de constater que le serveur n’aurait pas eu besoin de faire beaucoup d’effort pour nous réciter le menu. Au fond, c’est plus un établissement de boisson qui a quelques items au menu. Donc, nous avons le choix entre une salade verte (5$), du poisson et des patates, des frites, un B.L.T. (9$), et un grilled cheese (7$). Je choisi le grilled cheese et la salade verte. Le grilled cheese et le B.LT. sont bons, les frites maisons très bonnes et la salade correcte (manque un peu de vinaigrette).

Avant de partir, on a de la difficulté à obtenir l’addition. On ne la recevra jamais finalement, la serveuse nous disant de vive voix quel montant la table entière doit payer. Difficile de partager quand on n’a aucune idée du prix des boissons commandées. Bref, le service aura été minimaliste du début à la fin. En conclusion, c’est une place qui ne vaut pas le déplacement pour le souper. Cela fait très bien l’affaire pour prendre un verre lorsqu’on est dans le coin, et ce qu’on mange est bon, mais pour le choix, c’est plutôt décevant.

Il faudrait que j’y retourne pour le déjeuner (avec tout le bien qu’on en dit), mais l’attitude du personnel ne m’a pas donné envie d’y revenir.

PS. Je suis toujours sous le choc que ce restaurant ait 4 étoiles dans le guide voir, alors que le Bar et Boeuf n’en a que 3!