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Au Pied de cochon – Rue Duluth

C’est presque un péché pour une blogueuse culinaire, mais jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais essayé le Pied de Cochon, ni sa fameuse poutine au foie gras emblématique de la gastronomie montréalaise. Pour ma défense, je dois dire que j’avais essayé la Cabane à sucre du Pied de Cochon.

Cette naïveté est chose du passé et je suis mainenant dans le club des privilégiés ayant essayé la dite poutine. Ok, pas si privilégiés que ça vu que le restaurant roule à sa pleine capacité presque tous les soirs de l’année.

C’était le cas lors de notre visite qui était d’ailleurs imprévue. Nous avons été chanceux de nous voir offrir une place au bar. Ces places font face à la cuisine et nous placent dans le feu de l’action. Les cuisiniers s’agitent devant nous, et c’est un spectacle fascinant. Ce n’est pas la place que je conseillerais pour un souper romantique, mais pour un foodie dans l’âme c’est toute une expérience. C’est là qu’on voit que ce n’est pas parce qu’on cuisine bien qu’on pourrait travailler dans un restaurant! Ça roule vite et ça n’arrête jamais.

La voilà la fameuse poutine. Les morceaux de foie gras sont énormes. Moi, qui n’est pas très frites, je les ai adorés. Mais le meilleur selon moi, c’est la sauce. Pas question d’en laisser une trace dans l’assiette.

Le jour de notre visite, il y avait aussi en entrée ce sandwich spécial pour céléber la saison des sucres. Entre deux pains dorés, du jambon fumée, de la mousse de foie de volaille, de la moutarde au beurre d’érable et le tout nappé de syrop d’érable. C’était gigantesque et cochon. Pour 10$, c’est le meilleur sandwich que j’ai mangé de ma vie! Pourquoi le Pied de cochon ne fait pas de brunch?

Avec le succès du Pied de Cochon, je m’étais fait une image du resto pas mal plus guindée que ce que c’est en réalité. Le décor est plutôt simple, c’est la cuisine qui vole la vedette. Et vraiment, après tant d’attente et de bons commentaires, j’avais peur d’être déçue. Cela n’a pas été le cas.

Au Pied de Cochon: 536 Rue Duluth Est, 514-281-1114 (Réservé si vous ne voulez pas être déçus)

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Maria Bonita – Rue Casgrain

Il faut presque être dans le secret des dieux pour découvrir le restaurant Maria Bonita. Situé sur le Plateau, sur un coin de rue plutôt résidentiel, il ne saute pas aux yeux. C’est un petit resto qui peut accueillir de 25 à 30 personnes.

L’ambiance est relax et chaleureuse. On est loin des placse à party comme les 3 amigos et Carlos & Pepes. On y sert une cuisine plus raffinée, sans être du haut de gamme. D’ailleurs, les prix sont assez raisonnables. Comptez environ 30$ par personne et vous sortirez repu et comblé.

En entrée, nous avons essayé la soupe Aztèque. Ce qu’on voit sur la photo, c’est des fils de fromage, et outre les avocats, on retrouvait aussi des lanières de tortilla. C’était très bon.

En plat principal, le concept est de commander des petites casseroles (cazuelitas) et de les partager.  Lors de notre visite, nous en avons choisi trois : le piment farci (avec les graines de grenades sur la photo), le poisson a la veracruzana et le poulet pipian. C’était succulent et vraiment suffisant pour deux personnes. Cela vient avec un panier de tortillas.

Parce que je ne peux résister au dessert, j’ai essayé la crêpe au dulce de leche fait avec du lait de brebis. Cela donne un caramel qui n’est pas sucré comme j’adore.

Bref, un petit resto simple, qui nous amène au Mexique pour pas trop cher.

Et la prochaine fois que je visite, je prends sans faute le mole de pollo, dont on m’a dit dit un très grand bien.

Maria Bonita : 5269, ave. Casgrain, 514-807-4377

Critiques: Mirror , Hour,  La déroutée ,

Maria Bonita on Urbanspoon

La Salle à manger – Rue Mont-Royal

La Salle à manger a connu un gros buzz lorsqu’elle a ouvert en 2009. J’ai failli l’essayer plusieurs fois, mais ce ne fut que des rendez-vous manqués. Puis, lorsqu’une occasion s’est présentée récemment, je me demandais si ce n’était pas trop tard. J’entendais moins parler de ce resto, n’était-ce qu’une étoile filante?

En arrivant au restaurant, il est rempli à craquer et les tables vides se renouvellent aussitôt. Bon signe. Le décor de bistro est plutôt simple et sympathique.  Le menu est divisé en froid, chaud, végé, viande et poisson.

Je teste le ceviche de bar. Je suis souvent critique sur les ceviche, car je compare toujours à la version originale péruvienne. Cette fois, j’ai été agréablement surprise, cette assiette était un délice. Non seulement le poisson était savoureux, mais la salade teintée d’une touche asiatique l’accompagnait parfaitement. Si je retourne à ce restaurant, je le prendrai assuremment.

Le tartare de saumon était réussi, accompagné de chips de patates douces et de verdures.

La salade de fenouil au fromage bleu était rafraichissante, mais un peu lourde en raison de la quantité de sauce au bleu.

Le foie gras poêlé sur pain brioché. C’était bien, mais nous avons préféré le foie gras au torchon présenté sur la seconde photo. C’est sans doute une question d’habitude. Poêlé, le foie semble plus gras.

Une belle assiette était ce plat de viandes et poissons crus servis de différentes façon.

Plus décevente était l’assiette de tartes aux oignons caramérisés et fromage de chèvre où la pâte feuillettée constituait 80 % des ingrédients et qui ne goûtait pas grand chose.

Bien que tout n’était pas parfait, j’ai bien apprécié ma soirée à la Salle à manger. La majorité des plats étaient bons et les présentations très soignées. L’ambiance était bonne et le service sympathique.

Choisi comme un des meilleurs restaurants au Canada en 2009 par le magazine Envol d’Air Canada.

La Salle à manger:  1302 Mont-Royal Est, 514-522-0777

Critiques: Voir, La GazetteLa Presse,  Mirror, Thierry Daraize, Presque végé, Foodie Date Night

La Salle À Manger on Urbanspoon

L’Atelier – Rue St-Laurent

L’Atelier, petit restaurant « apportez votre vin », sur St-Laurent dans le Mile-End, est vraiment charmant. Murs en billots de bois tranchés, grandes tables de bois, tout y est très chaleureux. Le samedi soir que je l’ai visité, l’ambiance était bonne et le service sympathique.

Tout du menu, écrit au mur sur une ardoise, était appétissant. Comme nous étions un petit groupe, j’ai pu goûter à plusieurs des mets. Pour l’entrée, j’ai choisi le tataki de saumon avec espuma à la pomme verte. Ce n’est pas au menu habituellement, mais c’était un délice raffraichissant.

L’assiette de trilogie de canard était généreuse.

L’assiette de deux saumons, gravlax et tartare était belle et bonne. Sans être une révolution dans le genre.

La poutine réinventée, qui a été choisi part plusieurs personnes à notre table, a plutôt déçue. Des gros morceaux de patates montés façon « inukshuk », couverts de lapin, avec un gros morceau de chedar vieilli.  Chaque composante étant démesurémment grande pour un concept poutine, il n’était pas évident de reconstituer le goût de la poutine. D’ailleurs, le chedar vielli tuait littéralement le goût plus délicat du lapin.

En plat principal, quelle bonne idée de servir le tartare de bison avec de la salade et des calmars au lieu des frites. Par contre, nous avons trouvé qu’il y avait un peu trop de gros morceaux de cornichons dans le tartare, lui donnant un goût trop vinaigré.

J’ai commandé le gigot d’agneau sur orgitto (orge façon risotto). La cuisson était bonne, mais j’ai trouvé qu’il manquait un peu d’épice ou de sauce, pour donner un petit quelque chose qui fait que c’est meilleur au restaurant qu’à la maison. Les légumes manquaient aussi de ce petit « oumph ». C’était les mêmes servis avec tous les plats de viande. Des légumes cuits à la vapeur qui donne un air « approuvé par votre diététicienne » au repas.

Ici, le short ribs, qui était accompagné d’une bonne sauce et des légumes santé.

L’Atelier est un restaurant sympathique apportez votre vin. Mais il en faudrait un peu plus pour que ce soit une table gastronomique, même si certaines entrées étaient vraiment réussies.  Pour environ 100$ à deux, avant pourboire et sans vin, je crois que c’est un peu cher pour ce que c’est.

Restaurant l’Atelier, 5308 St-Laurent, 514-273-7442

Critique

L'Atelier on Urbanspoon

Monsieur B – Rue Villeneuve

Par un heureux hasard, j’ai mal retenu une recommandation. C’était pour un tout autre restaurant et j’ai retenu que c’était pour Monsieur B. Sur la confiance de cette recommandation, j’ai invité des amis à essayer ce restaurant de la rue Villeneuve, tout près de la rue St-Denis.

Premier constat, c’est vraiment petit, on compte environ 36 places. Et le son est dans le tapis, pas la musique, mais plutôt les décibels humains. C’est que ça jase fort dans ce petit apportez votre vin.

Un peu découragés au départ sur la possibilité d’avoir des conversations décentes dans ce bistrot, le doute s’est dissipé dès la première bouteille ouverte. Nous avons pu jaser allègrement dans ce souper qui nous réservait d’agréables surprise.

D’abord, on nous offre des amuses-bouche, pour 5 $, nous avons droit à des fleurs de courgettes rôties et des verrines de poissons. C’était réussi. Puis avant de nous servir l’entrée, on nous apporte une soupe froide aux pois, gracieuseté de Monsieur B.

En entrée, j’ai goûté le tartare de saumon qui était très bon, sans être mémorable. À notre table, nous avons aussi commandé les pilons de canard et sa salade de roquettes. Je n’ai pas goûté, mais ça semblait réussi.

Les deux messieurs de notre groupe ont commandé le foie gras au torchon, qui remplaçait le parfait de foie gras habituellement au menu. À 14 $ pour cette portion, nous pouvons affirmé que Monsieur B est généreux. Le repas aurait presque pu se terminer là.

Mais bon, avec ce qui s’en venait, nous ne pouvions nous arrêter là. Ci-bas, des rouleaux de porc, pomme et foie gras, sur purée de courge (24$). Un délice sucré-salé.  De mon côté, j’ai pris un risotto qui avec un goût très forestier. Avec des champignons sauvage, des morceaux de jambon et des escargots parfumés à la truffes (20$). C’était immense et savoureux.

Notre couple d’amis qui avait une très forte envie de steak tartare  a été très satisfait par celui-ci. Une bonne portion, servie avec salade ET frites (20$). J’aime tellement les restaurants qui ne nous obligent pas à faire un choix d’accompagnement. Les deux, point final.

Au dessert, crème brûlée et une verrine de crème et de petits fruits ont bien finit la soirée.

Ai-je besoin de dire que j’ai beaucoup aimé ce restaurant? Les prix sont en ligne avec plusieurs restaurants qui ne sont pas des apportez votre vin. De plus, la qualité et la générosité sont au menu chez Monsieur B.

Comptez de 100-125$ (taxes et pourboires inclus) à deux pour profiter amplement du menu.

Monsieur B: 371, rue Villeneuve Est.514-845-6066

Critiques: Voir, Alors on mange, Les dessous de Montreal, Je suis repu

Monsieur B on Urbanspoon

Bistro Cocagne – Rue St-Denis

Voilà un restaurant constant où la qualité est toujours au menu et qui continu son chemin sans trop faire parler de lui.

 J’ai visité Cocagne, il y a environ 5 ans et il m’était resté en tête un bon souvenir (surtout des raviolis). Deux de mes amies, qui m’accompagnaient à l’époque avait aussi le même souvenir et quand on a vu une offre sur Vie Urbaine (site à la Groupon) pour de la cuisine à moitié prix, nous n’avons pu résister.

On se demandait si le restaurant serait à la hauteur de nos souvenirs, ou si le fait qu’on avait essayé beaucoup de restaurants et découvert de nouvelles cuisines allait amoindrir notre expérience. Et à notre grande joie, nous avons été encore comblée par la cuisine de Cocagne.

Situé dans l’ancien Toqué, rue St-Denis, le restaurant est bien décoré. Quoique je trouve qu’il manque d’un petit quelque chose au niveau de l’ambiance. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui rend le lieu un peu froid.  Mais,  avec des bons amis ou son chéri, on n’a qu’à créer l’ambiance à la table.

En l’honneur de nos souvenirs, nous  avons commandé les ravioles d’agneau, champigons, oignons caramélisés et huile de truffe blanche. À la hauteur de mon souvenir.  Nous avons aussi testé une tarte de champignons (morilles entre autre) couverte d’un oeuf coulant. Très bon aussi.

En repas,  la bavette de boeuf, sauces aux olives, avec légumes de saison et gnocchi au ricotta, le poisson du jour avec sa sauce au champignon, ainsi que la très cochonne Macaronade, tranche de foie gras, poêlée de champignons et sauce au foie gras.

Tout était très savoureux. Nous avons partagé les plats à trois et surprenament, tout s’agençait assez bien, car il y avait des champignons frais dans tous les plats.

Pour dessert, un bavarois avec la meilleure crème glacée au caramel au monde  ainsi qu’une tarte au citron en verrine.

Bistro Cocagne, 3842 rue St-Denis, 514-286-0700

Critiques: La PresseVoirDevoir,  Gazette, Arôme,

Bistro Cocagne on Urbanspoon

Le Filet – Av. du Mont-Royal

Les propriétaire du Club Chasse et Pêche ont ouvert un nouveau restaurant sur le Plateau, un genre de petit frère un peu plus accessible pour nos portefeuilles. La place est déjà chouchou de bien des foodies et était pleine à craquer le soir de notre visiste.

Un serveurs sympathique nous explique que le menu consiste essentiellement en de petits plats à partager. Il suggère 6 plats pour les trois filles que nous sommes. Ce qui nous parait peu, mais sera finalement suffisant.

Nous commenssons avec le cardeau cru (un poisson qu’aucune de nous ne connaissait) avec prune japonaise, concombre et chips de patate douce. C’est léger, frais et la sauce est goûteuse. Ça part bien.

On poursuit avec le Tataki de Wagyu américain, gingembre et sésame.  Le Wagyu, je l’ai appris à L’Épicerie (ici), est la sorte du boeuf de Kobe. Alors qu’on paierait environ 100$ pour cette portion de boeuf de Kobe, le Wagyu élevé en amérique nous revient à 17$. C’est excellent, très tendre. De plus, l’assiette comprend une petite rémoulade de champignons et un mini tartare.

Sans doute une des meilleures salade que j’ai mangé.  C’était vraiment surprenant, toutes ces couleurs. En dessous, on retouve une purée d’avocat, qui est recouverte de pétoncles crus tranchés mince et de morceaux d’oranges. Puis, les chips de betteraves en julienne couvre le tout, alors que le fond de l’assiette est rouge bourgogne grâce à un sirop de betterave.  

À ce point dans le repas, nous avons été obligé de dire au serveur de ralentir le tempo. Les plats arrivent avant même qu’on finisse les autres et à ce  rythme, nous seront sorties du resto en moins de 45 minutes. 

Nous poursuivont avec  le travers de porc, pétoncle saisi et polenta crémeuse. Une image valant mille mots, ai-je besoin de vous dire que c’était délicieux?Ensuite, nous avons pris les cavatellis à la joue de veau et aux copeaux de foie gras. Ici, la photo ne rendait pas justice à la saveur de ce plat, j’ai préféré ne laisser que les mots pour vous faire saliver.

En final, un petit dessert qui semble bien sage, mais dont le petit gateau regorgeait de caramel chaud. Une belle finale pour un repas réussi.

Comme vous l’avez constater, j’ai bien apprécié tout ce que j’ai mangé au filet. Le tout coûte environ 70 $ par personne taxes et pourboire inclus (et même une bouteille de vin partagée à trois).

Le service était courtois, et après notre commentaire sur le tempo du service, ils ont rectifié le tir.

Le filet , 219 ave. du Mont-Royal Ouest, 514-360-6060

Critiques: Voir, Hour, Montreal for Insiders, Mayssam, Toc toc toc, bouffe et vie

Le Filet on Urbanspoon