Archives de Tag: sushi

Juni – Rue Laurier

Juni, une grande adresse japonaise sur la rue Laurier. Depuis le temps que j’en rêvais! Nous arrivons tôt le restaurant est vide, mais on nous assoit au bar car c’est la  seule place qui n’est pas réservée.

Par hasard, la femme assise à côté de nous est une québécoise d’origine japonaise et  un couple de touristes japonais s’installe à l’autre bout du bar. Tous discutent en japonais avec le chef Juni San. Pendant quelques instants, nous nous sentons réellement au Japon, et nous sommes nostalgiques de notre voyage de l’an dernier.

Pour débuter, nous goûtons l’entrée de sashimis. Il s’agit de cinq sortes de sashimis harmonisés avec cinq sauces différentes. Cela se partage bien car il y a au moins deux morceaux de chaque poisson. Les mariages sauce et sashimi sont judicieux et nous sommes déja conquis. À reprendre à coup sûr, lors d’une prochaine visite.

Puis, nous commandons le Gyu taru maki, un sushi de tartare de boeuf au sésame épicé. C’est délicieux. Et caché dans la boule de riz, il y a un petite tomate cerise qui éclate en bouche. Curieusement, ce plat nous a rappellé, un des mets traditionnels d’Hawaii : le Ahi tuna Poke, bien qu’il soit fait de thon. En fait, c’est surtout l’assaisonement qui avait la même saveur.  Décidément, ce restaurant nous évoque des souvenirs!

Cela ne plaira à tous, mais de notre côté,  nous avons bien apprécié le sushi de crabe à carapace molle (dont on voit les petites pattes sur la photos). Il était légèrement frit, servi avec des épices cajuns et un caramel de sauce soya.  

Le unagi dynamite, soit le sushi à l’anguille (sur le desssus) au riz souffé et à l’avocat, fut un autre succès.

Pour finir, une théière complete de thé vert partagée à deux, mais qui m’aura tenue éveillée jusqu’à deux heures du matin. Et un joli mille-crêpes accompagné de bananes et de caramel amer.  Une belle touche finale.

C’est facile de faire monter rapidement la facture chez Juni, mais ça vaut la peine. Si on ne se laisse pas tenter par les cocktails (délicieux), le bon vin et qu’on s’en tient aux sushis, ça peut demeurer raisonnable.

Juni: 156 Laurier Ouest, 514-276-5864  (Réserver à l’avance)

Critiques: Hour, Seminterrato

Jun-I on Urbanspoon

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Bishoku – Rue Bishop

Je ne sais pas s’il y a un lien entre le nom du restaurant et le nom de la rue, mais je sais une chose: c’est qu’il y a plein de mauvais jeux de mot à faire en français avec ce nom. Suffit de voir l’expression de mes collègues quand je leur dis que je suis allée chez Bish-o-ku (prononcé à la québécoise).

Outre son nom original, le petit restaurant de la rue Bishop offre un menu dîner plutôt complet. Pour un montant allant de 10 à 16 $ (avant taxes et pourboires), nous avons droit à une soupe miso et salade, ainsi qu’au thé et au dessert, en plus bien sûr, du met principal.  Il y a le plateau de sushis, sushis et tempura (ma photo), soupe udon, assiette de poulet, poisson ou assiette végétarienne.

J’aime bien les « à coté » qui sont tous savoureux, mais je dois dire que les sushis sont un peu banals. Pas qu’ils soient mauvais, mais il ne se démarquent pas des combos servis ailleurs au centre-ville (à ces prix). Il faudrait que j’essaie leurs sushis à la carte.  Cependant, pour un lunch dans une ambiance tranquille et agréable, c’est un bon choix.  

Bishoku: 1184 Bishop, 514-876-0056

Critiques: Rice’n Bowl

Tout est bon au Japon (troisième partie)

Un restaurant que nous avons trouvé près du Senso-ji servait des pot-au-feu dans un ambiance de vielle brasserie.  Nous en avons commandé au canard et oignons.  Accompagné d’une bonne bière, c’était un régal.

En plein milieu du parc d’Ueno, à Tokyo, nous somme tombés sur un petit restaurant qui était une oasis de calme. Divisé comme une maison à l’ancienne, avec des planchers et des murs en bois, le resto était entouré de jardins zens. On y servait un repas végétarien. Le sens de végétarien semble beaucoup plus flexible pour les japonais puis qu’il contenait du poisson et un morceau de poulet. L’ensenble était plutôt sympathique avec plein de petites bouchées dont je n’aurais pas su expliquer l’origine. Encore une fois, la présentation visuelle était impécable.

Bien sûr, qui dit Japon dit sushis.  Il y a les plateaux de poissons comme on voit sur la photo suivante. Par contre, les rouleaux comme on sert ici, sont très rares là-bas. L’accent est vraiment mis sur le poisson. Et là-bas, pas de goberge, mais bien des vrais pattes de crabes!

Un incontournable de Tokyo est le marché Tsukiji. On peut y manger sur place des poissons parmi les plus frais au monde. Ils n’ont pas été congelés.  

Nous avons choisi un bol qui présentait un dégradé de thon. À gauche, le thon maigre tel qu’on le connait ici, dans le milieu, le mi-gras, et à droite, le gras. Plus le thon est gras, plus il est apprécié, et plus il coûte cher. Nous étions sceptique, mais c’est vrai, le thon gras fond dans la bouche. Dans le milieu, en orange, c’est de l’oursin.

Nous avons trouvé un autre exemple de fraîcheur exemplaire, cette fois au marché de Kanazawa, une autre ville portuaire. Cette fois, nous avons mangé nos sushis dans le cadre d’un Kaiten sushi (service de sushis tournants). On prend les assiettes qui nous tentent et dont le prix dépend de la couleur. Ça va de 1$ à 15$ l’assiette. La majorité à 2-5$. C’est très populaire.

Voilà qui conclut notre expérience culinaire nippone.

Pour ceux qui voudrait en savoir plus, voici quelques liens de blogs qui se sont intéressés au sujets.

http://laderoutee.com/category/japon/

http://toctoctocjapon.blogspot.com/

http://chocolateandzucchini.com/vf/2010/05/japon_morceaux_choisis.php

http://foodfile.typepad.com/

Un sushiman à la maison – Région de Québec

 Un beau samedi de février, nous sommes allés nous promener dans la Vallée-du-Bras-du-Nord. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est dans le coin de St-Raymond, dans la belle région de Portneuf (environ 2h30 de Montréal). L’hiver, on y fait de la raquette ou de la randonnée, et on peut y dormir en refuge ou en yourte. L’été, on y randonne aussi, et on peut faire du canot ou du kayak.

 

L’endroit est très montagneux, et le panorama splendide. Nous avons fait le sentier nous menant jusqu’aux chutes Delaney puis jusqu’au sommet, au refuge la yourte. En tout, 12 KM, 3h30 de marche et 1800 calories brûlées (selon ma montre-cardiomètre).

 

Pas étonnant qu’après cette activité hivernale nous avions l’estomac dans les talons. Ça tombait bien car nous avions un anniversaire à célébrer dans le coin.

Pour notre souper, nous avons embauché un sushiman à domicile, soit Éric Miller, de la poissonnerie Pesca à Québec. Dans des soirées comme celle-ci, Éric arrive avec son matériel (même les assiettes) et s’installe dans votre cuisine. La plupart des ingrédients qu’il utilise sont déjà préparés, comme les concombres, et une partie du riz. Il ne lui reste qu’à rouler les rouleaux devant vous.

 

Il crée plusieurs séries de rouleaux qu’il présente sur des plats de service. Tous sont très beaux, originaux (comme ceux aux pétoncles tempura et lichis), et délicieux. Au total, il nous a servi environ 20 pièces par personne pour un montant de 40$. C’est  assez pour sortir de table bien remplis. Même qu’on n’a pas été capable de tout finir et qu’on en a conservé un petit plat pour le lendemain, quoique c’est toujours meilleurs frais fait.

 

Et quand le chef quitte, il nettoie derrière lui, donc les hôtes peuvent profiter de la soirée autant que les invités.  Et avantage non négligeable: la possibilité de consommer notre propre vin sans s’inquiéter du retour à la maison

 Pour contacter le sushiman:

Eric Miller, 418-704-3757

http://www.poissonneriepesca.com/

 

 

Geisha Sushi – Rue St-Zotique

Il y a quelques années, j’ai découvert le restaurant Geisha Sushi (plutôt mal situé, sur la rue St-Hubert à l’arrière de la station centrale d’autobus de Montréal). Ce petit restaurant, décoré kitsch à souhait, avait su me charmer avec un menu dégustation fascinant de pièces de sushis montées. Après plusieurs visites (questions de faire goûter à tous mes amis), je me suis retrouvée derrière des portes closes.

 Cela fait environ deux ans, et j’y pensais encore souvent et je faisais des vérifications ponctuelles sur internet pour voir s’il n’avait pas rouvert dans un autre local. À ma grande surprise, je l’ai retrouvé par hasard au 150 rue St-Zotique, sur le coin Casgrain. Dans une encore plus petite boutique, le restaurant sans décoration fait maintenant dans le sushi à emporter. On trouve quand même trois tables, mais on est loin du confort de l’ancien restaurant.

 Par contre, il fallait que j’essaie. Sans doute n’allais-je pas retrouver les élégants montages d’autrefois, mais peut-être trouverais-je ici le meilleurs sushi à emporter du quartier Petite-Patrie/Petite Italie.

 Quelle surprise, le chef propose encore ses créations de sushi, dont les délicieuses langues de feu (facturée raisonnablement à 13.85 pour 10 morceaux). Les sushis sont tous excellents, bien plus que dans les comptoirs habituels. En plus pour une commande de 25 $ et plus le chef rajoute une surprise. Dans notre cas, c’était des rouleaux impériaux au saumon. Délicieux et très frais.

 

Le seul hic a été l’attente, heureusement, nous en avons profité pour aller faire nos commissions au marché Jean-Talon. Mais je suggérerais de passez une commande par téléphone  (514)273-7737, pour ne pas avoir à attendre. L’autre facteur désagréable est la présence d’un réfrigérateur près de la salle à manger, ce qui peut être agaçant pour ceux qui compte manger sur place.

 Sinon, rien à redire, j’ai retrouvé mes sushis préférés, facturés à prix doux, pour 36 $ à deux, nous avons eu droit à un festin.

Vancouver gastronomique (1ère partie)

Vancouver

En visite à Vancouver pour quelques jours, j’ai cherché à savoir quels étaient les restaurants à découvrir. Puis après quelques visites sur le net, la recherche s’est transformée en quête de la « fin de semaine gastronomique idéale ».

 Sachant que Vancouver est collé sur l’Asie, il nous fallait goûter à la cuisine japonaise locale étant donné que la communauté nipponne est plus importante sur la côte ouest qu’à Montréal. J’ai hésité entre le restaurant Tojo’s nommé meilleur restaurant japonais à Vancouver et le restaurant Octopus Garden, dont plusieurs  gastronomes (« foodies ») ventaient les mérites sur le site chowhound (très bonne référence pour vos recherche gastronomique, pour l’étranger et aussi pour Montréal).  Finalement, certains contacts vancouverois ont confirmé ce que j’avais lu sur internet comme quoi le Tojo’s était très dispendieux et que notre portefeuille allait en souffrir.  

 Nous avons donc choisi l’Octopus Garden. On nous avait avertis que le restaurant était petit, mais en entrant dans le resto, nous n’avons pu nous empêcher d’être surpris par l’exigüité des lieux. Octopus Garden ne peut accueillir plus de 20 personnes à la fois, incluant les 6 personnes assises au bar. D’ailleurs, c’est là que nous nous sommes installés, face aux deux chefs deux japonais à l’air moqueurs qui ont tenté tout au long de la soirée de nous expliquer ce qu’on mangeait dans un anglais culinaire approximatif tant pour eux que pour nous.

 Nous avons choisi un Omakase, celui à 40$ pour moi, et celui à 60$ pour mon compagnon. Omakase signifie « faire confiance », cela veut dire que nous laissons au chef la liberté de nous concocter un menu de son choix. Ce soir-là, on nous a servi : des huîtres (provenant de l’état de Washington, à saveurs complètement différentes de nos habituelles malpèques), salades (excellente vinaigrette maison), soupe miso, plat de sashimi pour le gros menu, et cockail-shooter de thon, œuf de caille et autres bidules japonais, après un plateau de sushis plus classiques présentés sur une carapace de crabe, et un autre rouleau de sushis, parce que le chef s’assure que vous soyez bien « bourré ».  En dessert, de la crème glacé de soya à saveur de sésame, avec un petit cake.

 La nourriture était excellente et la fraîcheur incroyable. L’ambiance du resto était très agréable et nous avions vraiment l’impression que le chef voulait nous faire passer un bon moment. En plus, il avait vraiment l’air d’aimer son travail.

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