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La Bêtise – Rue St-Hubert

J’aurais tellement voulu aimer ce restaurant. Le local, le concept, l’équipe, tout semblait sympathique chez La bêtise. Cependant, j’ai trouvé que la qualité n’était pas au menu.

J’ai acheté un coupon pour un repas pour deux pour 40 $(valeur 80$). Cela incluait, une soupe ou une salade, ainsi que cinq tapas à partager et un dessert. Avec taxes et pourboire, cela nous est revenu à 65$. Je n’aurais pas voulu payer plus.

Pour le premier tapas, j’ai commandé la salade de pieuvre grillée. C’était plutôt une salade d’algues, avec quelques petits morceaux de pieuvres, sur un lit de salade verte. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, mais je restais optimiste.

Puis, nous avons commandé les bouchées de crabe. Encore une fois, ce n’était pas ce que j’avais imaginé. Ce n’était pas du crabe mais bien du goberge. Quand on met crabe dans le menu, d’habitude on sert du crabe. Surtout dans ce genre de restaurant qui veut avoir l’air gastronomique. En fait, ce n’était pas mauvais, mais je trouvais que c’était plus le genre de bouchées maison qu’on fait dans un « pot luck ».

Comme troisième, entrée nous avions les bombes de litchis enrobées de saumon fumé. Je n’ai pas trouvé cela très appétissant, surtout que le saumon fumé était cuit et plutôt sec.

J’ai ensuite goûté au macaroni au fromage et chorizo. Il s’agissait de macaroni sans sauce ni rien, gratiné de fromage. Pour être bon, un macaroni au fromage doit être crémeux, pas seulement gratiné.

Le dernier tapas était un grilled-cheese au saumon fumé et pomme verte, sur pain au raisin et pain blanc. Encore une fois,  il y avait trop de fromage. C’était vraiment lourd. Je trouve aussi dommage que dans deux plats, le saumon fumé, qui est un ingrédient deluxe, soit servit cuit, et pas du tout à son avantage.

Le dessert était une surprise. Bon, pas tant que ça puisque j’avais fait des recherches sur le web avant d’y aller. C’était une barre Kinder Bueno frite, avec de la crème glacée. La barre fondue ça goûtait bon, mais la friture n’était pas super croustillante. Et c’était pas mal lourd, pour finir un repas pas du tout léger.

Bref, c’était un repas qui a été dur à digérer. J’ai été déçue car j’aurais bien voulu aimer ce petit restaurant.

La Bêtise: 6015 rue St-Hubert,(514)274-8288

Critiques: chronique d’une rousse (c’est la seule critique que j’ai trouvé et c’est celle qui vend la « surprise » du dessert)

 

La Betise on Urbanspoon

Koko – Hotel Opus – Coin St-Laurent/Sherbrooke

Un autre samedi soir, une autre fête à célébrer. Cette fois-ci nous sommes conviés  au Koko dans l’Hôtel Opus au coin des rues Sherbrooke et St-Laurent.

 © Opus Montréal - Koko Restaurant + Bar

hoto : Site http://www.tourisme-montreal.org/

Samedi soir, neuf heure. Ça sent le glamour à plein nez. Lustres volumineux, lampes avec abajour en plumes, contrastes de blanc et noir et très haut plafond. On sent vite que la restauration n’est qu’un prétexte à la boum qui se trame après le repas. Installés à une immense table pour 8, où nous aurions pu facilement être 12, le serveur nous présente le fonctionnement du restaurant. Aucune surprise pour moi, puisque j’avais lu une critique dans le Voir qui présentait le concept expliqué en boucle chaque soir: le restaurant suggère de commander plusieurs plats de tapas et de les partager en groupe. Ils servent ainsi les plats dès qu’ils sortent de la cuisine et c’est toujours frais (ou chaud, c’est selon). Aussi ils ne font qu’une facture par groupe. Alors, pour un groupe hétéroclite, ce n’est pas toujours l’idéal quand les dépenses vont du mode récession pour certain à aucunes limites pour d’autres. Pas moyen, d’avoir des factures individuelles et même pas deux par deux. J’anticipe déjà le moment de départager tout cela.

De plus, les plats ne se prêtent pas vraiment au partage : une soupe, une salade, un carpaccio, un tartare… Ce n’est pas comme les plats de sushis. Alors nous décidons de la jouer chacun pour soi. En couple, le partage peut être intéressant, mais pas vraiment en groupe. Le menu est assez imposant, plusieurs choix d’entrées chaudes ou froides, et de plats principaux. Des plats qui ont une tangente asiatique sans trop s’éloigner des classiques de ce genre de restaurant.

Et qu’est-ce que ça donne dans l’assiette? Toujours portée vers la viande crue, j’ai testé le thon ahi qui était très bon, quoi que servi sur une salade de fenouil sans saveur particulière. La salade de carpaccio de boeuf était correcte, mais décevant comparativement à celle que j’avais mangé à Vancouver récemment. J’étais supposée y retrouver des avocats et du coconut, ce dernier était absent ou très discret, alors que l’avocat s’est présenté sous forme d’un morceau égaré tout noirci. Déjà vu mieux.

Le personnel aurait pu sauver la mise, mais le beau jeune homme qui nous servait n’était pas très coopérant. Une convive affamée, lui a demandé si c’était possible d’avoir du pain, car elle mourrait de faim en s’assoyant à la table s’est vu répondre que les asiatiques ne mangent pas de pain, sans se voir offrir une autre alternative. Puis, au dessert, une autre a demandé en blaguant au serveur de lui conseiller un dessert au chocolat car elle venait de se faire laisser et qu’elle en avait bien besoin s’est fait répondre qu’il ne connaissait pas ses goûts donc qu’il ne pouvait aider. Pas très vendeur.

Bref, le service et la nourriture n’ont pas réussi à me convaincre, que cet endroit était plus que le « happening » du moment.  Le service est fonction de l’apparence de la grosseur du portefeuille, comme l’a bien démontré l’hôtesse qui est venue nous avertir que si nous n’achetions pas une bouteille d’alcool lorsque notre repas serait terminé, nous devrions laisser notre table, interrompant ainsi le moment où nous étions en train de donner le cadeau d’anniversaire à notre amie.

Pour ce qui est de la boum d’après. Un faune jeune, métissée, en robe (très sexy ou encore, des dames d’honneur égarées). La musique, du house, sans parole, du moins quand j’ai quitté vers 1h30.

Tout de même une note positive : j’ai commandé un cocktail sans alcool et souvent, plusieurs barmans ne savent que faire de cette demande. Cette fois-ci on m’a offert un si excellent mojito qu’on en oubliait qu’il n’avait pas d’alcool.

Critiques: Daraize