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Vancouver gastronomique (2e partie)

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Une de mes activités préférées à Montréal est une virée au Marché Jean-Talon, où dans tout autre lieu de découvertes culinaires. Alors, le samedi, j’ai fait comme à l’habitude et je me suis dirigée vers « Granville Island » le marché local de Vancouver. À l’intérieur, on retrouve de nombreuses poissonneries (proximité de l’océan oblige), des marchands de fruits et légumes, mais aussi plein de petits kiosques de nourriture raffinée (pâtes maisons, fromages, charcuterie, chocolat, pâtisseries, produits locaux etc…) Comme quoi Montréal n’a pas le monopole de la gastronomie au Canada et nos cousins de l’Ouest savent aussi apprécier la bonne chaire.

 Non loin de Granville Island se trouve « Go Fish », un petit « shack » qui vend des poissons frits.  C’est une institution, juste à voir la file de client qui se pressent sous la pluie pour commander leur « fish and chip » ou tacones (genre de wrap au poisson grillé).

 Sur le bord de l’eau, des petits bateaux servent d’autobus qui peuvent nous mener vers plusieurs destinations. Nous en prenons un qui nous mène au Science Center, d’où nous marchons vers le Chinatown et nous visitons le jardin de Dr Sun Yat-Sen.

 Arrive l’heure du souper, nous quittons Chinatown pour la plus branchée Gastown. En chemin, une erreur de parcours nous fait prendre Hasting W. Street. À éviter, c’est le lieu le plus pauvre au Canada où des masses de sans-abris, drogués ou autres se rassemble pour la soupe populaire, les piqueries et autres services sociaux. L’ambiance change du tout au tout, et Vancouver nous apparaît sous son plus mauvais jour. Bien que personne ne nous a achalé, nous n’avons pas aimé cette expérience et aucun endroit à Montréal ne m’apparaît si misérable. C’est presque inconcevable d’imaginer cela au Canada.

 Nous nous remettons de nos émotions dans Gastown à quelques rues de là. Et nous trouvons le restaurant Boneta, qui était un des 10 restaurants à surveiller dans le magazine En Route d’Air Canada (avec le restaurant le Local à Montréal, dont j’ai parlé précédemment). Lorsque nous arrivons, l’immense restaurant (il est situé dans une ancienne banque) est presque vide. Il est 17h30, mais nos estomacs de routard crient famine. On se décide à rentrer même si l’ambiance n’est pas à son sommet.

 Ce fut un choix judicieux, car la maître d’hôtel, nous dit que le restaurant est déjà réservé pour la soirée, mais elle peut nous laisser une table que nous devons libérer pour 19h45. Entre temps, nous verrons le restaurant changer d’atmosphère pour le quitter lorsqu’il sera bondé. Comme c’est samedi soir, nous commandons des cocktails, et nous sommes agréablement surpris. C’est délicieux. Un goût de bonbon poivré pour moi, et de l’alcool plus fort pour monsieur. Malheureusement, aucune idée de la recette; nous ne pourrons réessayer à la maison. En entrée, un délicieux, voire exquis, carpaccio de bison, avec salade de roquettes à l’huile de truffes et yuzu, gros copeaux de parmigiano reggiano et œufs de caille. Wow! Vraiment.

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En plat principal, le short ribbs de bœuf, accompagné de ravioli de canard, de champignons exotiques à mes yeux et d’épinards. Mium. Autre plat commandé : du sablefish (poisson à chair blanche dont j’ignore le nom français), sur du risotto aux mêmes champignons exotiques et des asperges de mer («sea asparagus »).  Excellent aussi.

 

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En dessert, panacotta de chocolat avec crème glacée de maïs. Le goût salé de la crème glacée balançait celui du chocolat. Et aussi, trio de crème glacée et sorbet maison (framboise, cassis, et café – au moins un expresso!).

Vancouver gastronomique (1ère partie)

Vancouver

En visite à Vancouver pour quelques jours, j’ai cherché à savoir quels étaient les restaurants à découvrir. Puis après quelques visites sur le net, la recherche s’est transformée en quête de la « fin de semaine gastronomique idéale ».

 Sachant que Vancouver est collé sur l’Asie, il nous fallait goûter à la cuisine japonaise locale étant donné que la communauté nipponne est plus importante sur la côte ouest qu’à Montréal. J’ai hésité entre le restaurant Tojo’s nommé meilleur restaurant japonais à Vancouver et le restaurant Octopus Garden, dont plusieurs  gastronomes (« foodies ») ventaient les mérites sur le site chowhound (très bonne référence pour vos recherche gastronomique, pour l’étranger et aussi pour Montréal).  Finalement, certains contacts vancouverois ont confirmé ce que j’avais lu sur internet comme quoi le Tojo’s était très dispendieux et que notre portefeuille allait en souffrir.  

 Nous avons donc choisi l’Octopus Garden. On nous avait avertis que le restaurant était petit, mais en entrant dans le resto, nous n’avons pu nous empêcher d’être surpris par l’exigüité des lieux. Octopus Garden ne peut accueillir plus de 20 personnes à la fois, incluant les 6 personnes assises au bar. D’ailleurs, c’est là que nous nous sommes installés, face aux deux chefs deux japonais à l’air moqueurs qui ont tenté tout au long de la soirée de nous expliquer ce qu’on mangeait dans un anglais culinaire approximatif tant pour eux que pour nous.

 Nous avons choisi un Omakase, celui à 40$ pour moi, et celui à 60$ pour mon compagnon. Omakase signifie « faire confiance », cela veut dire que nous laissons au chef la liberté de nous concocter un menu de son choix. Ce soir-là, on nous a servi : des huîtres (provenant de l’état de Washington, à saveurs complètement différentes de nos habituelles malpèques), salades (excellente vinaigrette maison), soupe miso, plat de sashimi pour le gros menu, et cockail-shooter de thon, œuf de caille et autres bidules japonais, après un plateau de sushis plus classiques présentés sur une carapace de crabe, et un autre rouleau de sushis, parce que le chef s’assure que vous soyez bien « bourré ».  En dessert, de la crème glacé de soya à saveur de sésame, avec un petit cake.

 La nourriture était excellente et la fraîcheur incroyable. L’ambiance du resto était très agréable et nous avions vraiment l’impression que le chef voulait nous faire passer un bon moment. En plus, il avait vraiment l’air d’aimer son travail.

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Vancouver gastronomique (3e partie)

En balade dans l’ouest de la ville pour visiter le parc Vanier et l’aquarium, nous avons fait comme les gens locaux qui font la file le dimanche matin pour manger des nouilles ramen coin Denman et Robston. Je ne peux rapporter le nom de la place que nous avons essayé car le nom était écrit en caractère chinois (coréen?), mais plusieurs restos servent les mêmes genres de soupe et semblent compter sur l’appui de plusieurs fidèles. 

 Après une visite à l’aquarium (impressionnants bélugas), nous sommes retournés dans ce quartier pour souper chez Kingyo, un pub japonais. Le décor est très beau, et l’ambiance est plus survoltée que dans un restaurant japonais traditionnel. On nous salue à la criée lorsqu’on entre et notre sortie est aussi remarquée. Le menu était un peu compliqué, et nous avons choisi des items au hasard. Nous n’avons pas été déçus, mais avons envié nos voisins de tables à quelques reprises. En dessert, « matcha brulée », version japonaise de la crème brulée au thé vert.

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Le lendemain, après une visite expresse du Capilano Bridge, un pont suspendu en dehors de la ville (28$, navette du centre-ville incluse), nous sommes allés manger sur Robston St. au restaurant Miko Sushi. Encore une fois assis au bar, nous avons pu observer la dextérité du chef qui nous a préparé des boîtes à lunch japonaise incluant, sushi, sashimi, salade de nouilles marinées, tempuras. Une aubaine : 11 $ incluant soupe et thé.

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En soirée, nous quittons le centre-ville pour Richmond, une banlieue industrielle près de l’aéroport, qu’on pourrait comparer à ville St-Laurent. Une bonne proportion de la population est asiatique, et il y a beaucoup de restaurants chinois (plus que dans le chinatown). D’ailleurs, lorsqu’on se promène l’affichage est presque majoritairement en caractère chinois. C’est dépaysant. On se croirait de l’autre côté du Pacifique.

Vancouver Magazine avait choisi le restaurant Kirin comme la meilleure cuisine chinoise en ville. Il s’agit d’une chaîne qui a quatre antennes dans la région de Vancouver. Il s’agit de très grands restaurants où l’on trouve de grosses tables rondes prêtes à accueillir des familles. Le menu est imposant. On dirait presqu’il y a une infinité de plats. Et les prix vont du très accessible à très dispendieux (ailes de requins dans les 200$, desserts de nids d’oiseau dans les 50$).