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Les 400 coups – Rue Notre-Dame

Le duo de chefs Marc-André Jetté et Patrice Demers sont aux commandes du restaurant Les 400 coups depuis plus d’un an. Ils se sont promenés dans plusieurs restaurants, toujours avec de bonnes critiques mais je n’avais jamais eu la chance de goûter leur talent.

C’est maintenant chose faite après ma visite au 400 coups dans le Vieux-Montréal. Le local qu’ils ont choisi est superbe et très bien décoré. Une chance que nous avions une réservation car à 19h, le jeudi de notre visite, toutes les tables sont prises.

En entrant, j’apperçois Patrice Demers qui travaille au fond dans la cuisine. C’est bon signe, c’est lui-même qui prépare mon dessert. Après l’avoir vu, maintes fois cuisiner à la télévision (avec Josée Di Stasio) et m’avoir fait saliver, je vais enfin pouvoir goûter Le pot de crème.

En entrée, une simple salade de concombres marinés, fines herbes et fromage de chèvre nous épate par sa fraicheur.

Comme nous sommes trois gourmandes ce soir-là, nous décidons de prendre trois assiettes différentes et de partager, question de goûter l’étendu du talent de M. Jetté.  D’abord, le ris de veau. Ce n’est pas tout le monde qui aime cette partie du veau. Mais je peux dire que lorsqu’il est cuisiné de main de maître c’est un vrai délice. À côté, la purée de carrottes était une explosion de saveurs.

Ensuite, nous avons testé un plat du jour des gnochettis (ne pas confondre avec les gnocchis – pâtes aux patates) aux épinards servis avec une sorte crevette renouvelable, dont j’ai malheureusement oublié le nom. Le tout dans un beurre d’oursin. Moi qui est folle de cette petite bête!

Puis, un  doré avec une sauce aux palourdes. Parfaitement exécuté et qui donne le goût de manger du poisson même à ceux qui n’aime pas ça.

Vous l’avez peut-être remarqué, nous avons été chiches sur les entrées. Il y en avait pourtant de très appétissantes au menu. Mais une des raisons qui nous attiraient aux 400 coups, ce sont les desserts de Patrice Demers. Il fallait bien s’assurer d’avoir une petite place.

Il fallait absolument goûter le pot de crème, puis mes amies, plutôt chocos, ont optées pour les petites mousses au chocolat que l’ont voit à droite du pot, accompagné d’un sorbet à la poire.  De mon côté, j’ai choisi le granité de litchi, que je n’ai pas en photo.

J’avais entendu énormément de bien sur le granité et je n’ai pas été décue. C’est plein de saveurs subtiles et de textures qui rendent l’expérience bien agréable. Il faut le manger avant les autres desserts car c’est le plus délicat.

Pour le pot de crème, il mérite sa réputation. C’est le bon dosage de salé-sucré et d’onctuosité. Les petites mousses étaient moins exceptionnelles, mais c’était déjà beaucoup mieux que ce que les autres restaurants servent pour ce prix.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié ma visite au 400 coups. Le seul bémol, l’ambiance du restaurant. C’est difficile à comprendre, le restaurant était bondé, mais il ne semblait pas y avoir d’animation du tout (pas que j’aime les « super club »).  Cela s’explique peut-être par la moyenne d’âge des  clients qui tirent vers le gris. Disons seulement que ce n’est pas la place que j’irais pour une première date, à moins d’être vraiment certain de votre coup.

Amenez-y plutôt vos bons amis, ils saurant égayer votre soirée et le talent des deux chefs fera le reste.

Les 400 coups : 400 Notre-Dame Est, Vieux-Montréal , 514-985-0400

Meilleur nouveau restaurant 2011 par le magazine En Route d’Air Canada.

Critiques:Voir, La Presse,  Thierry Daraize, La Gazette, Prétexte,   Will travel for food, Foodies date night

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DNA – 355 Marguerite D’Youville, Vieux-Montréal

La première réaction en arrivant au DNA, c’est d’être impressionné par les lieux. Avec un décor qui n’a pas de comparable à Montréal, le restaurant surprend. Avec à sa gauche un bar lounge aux teintes de rouge qui réchauffe n’importe quelle soirée d’hiver et à droite, le restaurant, tout en vitres et en décor moderne, on oublie qu’on est à Montréal, et  on se sent un peu « jet-set ».

Le menu nous rappelle que nous sommes au Canada. D’abord, la carte des vins fait belle part aux vins d’ici, que ce soit de la péninsule du Niagara ou de la valley de l’Okanagan. De plus, entre 17h et 19h, les bouteilles canadiennes sont à moitié prix. Il est donc intéressant de goûter des bouteilles entre 70 $ et 100$ qui reviennent à prix doux (il y en a aussi des beaucoup plus chères). Sans connaissance sur les vins canadiens, surtout que ce sont des importations privées, nous nous sommes fiées aux conseils du sommelier. Nous étions sceptiques sur le potentiel des vins d’ici mais nous avons pu voir qu’il se fait de très bon vins au Canada (malheureusement, ceux-ci ne sont pas vendus à la SAQ).

 Sur la table aussi le menu est local. Et il est généreux. Au bar, on nous sert de petits amuses-bouches, et lorsque nous passons à table aussi. C’est toujours très apprécié. Puis avec le repas, on a droit à du pain maison servit avec de l’huile de tournesol (l’huile d’olive, il n’y en a pas ici). En entrée, nous avons goûté les charcuteries maison qu’on nous a présenté une à une, il y avait tellement de sortes, qu’une fois le serveur reparti, nous avions déjà oublier leur nom. Aussi un tartare de coeur de cheval. Ça peut en rebuter plusieurs, mais dans la bouche c’était délicieux.

Comme entremet, nous avons choisi des pâtes farcies au bœufs braisés et des gnocchis de courge dans une sauce au beurre. Humm décadent.

Pour repas, nous avons choisi un mélange inusité, de porc croustillant et de palourdes (gigantesque), le tout servie avec des scones parfaits, pour tremper dans la sauce au fond de l’assiette.

En dessert, une tarte aux noisettes, glace au gingembre. Idéal pour se sucrer le bec, sans repartir chez soi avec un poids sur l’estomac.

 Le total: environ 230 $ à 3 pour les assiettes mentionnées et 2 bouteilles de vins.

 Verdict: un 75 $ bien dépensé, et nous avons été servie comme des reines. Un des meilleurs services que j’ai eu à Montréal.

Pour réserver: 514-287-3362

Critiques: Voir, Daraize, Globe, La Presse, The Gazette, Mirror, Hour, le Devoir, Arôme

La Grange Vin et Bouffe – Rue McGill

Avec son nom, La Grange Bouffe et Vin, peut laisser croire à un endroit où la cuisine n’est pas prise au sérieux, et que tout est prétexte à faire la fête et vendre du vin.

 Malgré ce préjugé, dès ma première visite, j’ai été conquise. Sans doute, veulent-ils quand même vendre du vin (business oblige), mais au moins ils connaissent ça. Est-ce le hasard? Chaque fois qu’un employé nous a fait une suggestion, ça s’est avéré un bon choix. D’ailleurs, une des forces de ce bar-resto est le service. Toutes les fois que je me suis assises au bar, les serveurs ont été super sympathiques, répondant à toutes nos questions, s’organisant pour splitter les assiettes selon le  nombre de convives, etc… Pas snobs pour deux sous, ils faisaient même partie de nos soirées, s’arrêtant de temps à autre pour discuter avec nous ou, au contraire, ne s’imposant pas lorsque nous étions emballés dans nos conversations.

 Pour la bouffe, je suis conquise. Les plats sont tous plus succulents les uns que les autres. C’est sûr que les portions sont petites, mais les prix sont quand même raisonnables dans le domaine et ça nous permet de goûter à plusieurs plats. Les choix au menu changent de temps en temps (peut-être aux trois mois…). Lors de ma dernière visite j’ai été emballée par la poutine de fèves vertes où les féculents sont remplacés par les fèves et le « gravy » par une vinaigrette.

 

Nous avons aussi testé l’antipasto de la Grange (olives mixtes, fromage, noix, charcuterie), la mousse de foie de canard (miam), le portobello grillé avec oeuf au plat ainsi que les croquettes de crabes. Tout était très bon.

Pour finir en beauté, je vous suggère de goûter à leurs desserts, toujours très réussis et satisfaisants pour ceux qui ont la dent sucrée.

On m’a dit que le brunch y était servit la fin de semaine, mais je n’ai pas eu la chance de goûter.

La Grange Bouffe et Vin, 120 rue McGill, Vieux-Montréal, 514-394-9463

Critiques: Voir, Daraize

BBQ Montreal – Rue St-Paul

Dans le Vieux-Montréal, un nouveau restaurant a fait son apparition ce printemps. Il s’agit du BBQ sur la rue St-Paul. Une autre création du prolifique chef Alexandre Gosselin, qui est aussi d’office au Bar et Boeuf (rue McGill). Le BBQ se veut donc une place un peu plus conviviale et moins high-end que le Bar et Boeuf, tout en conservant la qualité et l’originalité des plats. D’ailleurs, pour quiconque ayant mangé au Bar et Boeuf, la signature du chef est très apparente, d’ailleurs plusieurs plats se retrouvent sur les deux cartes et bien qu’ils ne soient pas présentés exactement de la même façon, la signature est là. Pensons à l’échine de porc braisée (que j’avais adorée), la soupe à l’oignon déconstruite et la salade de tomates herloom.

 Il y a aussi des nouveautés, comme cette salade boston avec maquereau fumé, les crabes cakes et plusieurs plats de poisson. D’ailleurs, le menu change régulièrement, mais les plats de BBQ, la spécialité du restaurant, reste au menu. Malheureusement, le soir de ma visite, j’avais plutôt une petite fringale, et je me suis tenue loin de ces gargantuesques portions de BBQ. Il faudra y retourner.

 La place est sympathique, quoique plutôt vide le soir de notre visite. Le choix de cocktails est variée et ceux essayés étaient délicieux.

AJOUT: Ce restaurant a fermé et a laissé sa place à l’Osteria Venti, un restaurant qui semble avoir charmé la plupart des critiques culinaires de Montréal.

Critiques: Daraize

Bar et Boeuf – Rue McGill

 Sur la rue McGill, dans le local qui a autrefois accueilli l’excellent restaurant Soto, et par la suite, le moins intéressant restaurant Wilson, se trouve depuis environ un an le Bar et Bœuf, fondé par Alexandre Gosselin, autrefois chef Ô chalet et au Local. Bien situé, et doté d’un superbe intérieur ce restaurant méritait un chef à sa hauteur. Et je crois bien qu’il l’ait trouvé.

 Lorsque j’ai visité le restaurant, le serveur nous a appris que la carte venait d’être modifiée afin d’être plus concise et de refléter un menu d’hiver. Je ne sais pas si le serveur a senti que nous étions là pour la bouffe, pas seulement pour être vu (car oui, c’est aussi une place comme ça), mais il a pris son temps pour nous expliquer la plupart des plats. Sur le menu, les plats sont décrits en peu de mots. On nomme l’élément principal et trois autres saveurs qui l’accompagne, mais pas description sur la cuisson et présentation. Par exemple, Thon rouge, yuzu, pleurotes et fruits de la passion. Sans plus. Alors qu’en fait on se retrouve avec cette superbe assiette qui contient un belle pièce et un petit tartare de thon.

 

Toutes les assiettes sont superbement présentées. C’est une ouvre d’art (que l’on ne conserve pas longtemps). L’excitation est à son comble dès que le serveur arrive avec les plats. Chaque présentation est une belle surprise.

 

Un très bel exemple de déconstruction d’un plat est la soupe à l’oignon. Les gens non informés s’attendant au plat traditionnel doivent restés pantois. Tous les ingrédients de la traditionnelle soupe se trouvent dans un plat rectangulaire. La soupe se cache dans des croquettes frites qui explosent sous le couteau, le vin rouge est dans des cubes de gélatine. Visuellement, rien à voir avec la soupe, pourtant au goût on retrouve la saveur, mais les textures sont toutes autres.

 

Ce fut une très belle expérience et dans le domaine de la nouvelle cuisine, c’est vraiment ce que j’ai mangé de plus original à Montréal.

En met principal (ci-bas), l’échine de cochon est gargantuesque.  Couchée sur un lit de patates au fromage en grain, c’est un vrai péché de gourmandise.

 

Bref, j’ai vraiment adoré! C’est cliché de le dire, mais c’est vraiment une explosion de saveur, le jeu des contrastes salés-sucrés-amers-etc. réussi à nous surprendre tout en restant harmonieux, particulièrement dans le cas du foie gras  présenté avec des purées de dattes et de kumquat ainsi que le pain de dattes.

Même si nous étions repues,  nous n’avons pas pu résister à l’appel des desserts. Nous nous sommes laissées tenter par le dessert au pamplemousse, celui aux ananas caramélisés et celui à la tire brulée. Tous excellents!!

Comptez entre 50 et 60$ pour entrée, repas et dessert (sans vin et pourboire)

Notons aussi que la carte des vins offre des bouteilles à partir de 35 $ seulement, ce qui est plutôt rare pour ce genre de restaurant.

 PS. Cet établissement vaut plus que les 3 étoiles que le guide voir lui a attribué à son ouverture.

 500 McGill / Vieux-Montréal / Réservation: 514.866.3555

Critiques: Daraize

Le garde-manger – Vieux-Montréal

Je m’imaginais que le Garde-manger était un genre de Supper Club où la bouffe n’était qu’un prétexte à nous faire boire et danser sur les tables. J’ai été agréablement surprise lors de ma première visite à ce charmant restaurant du Vieux-Montréal. D’abord, la salle à manger a vraiment un style typique du Vieux, sans tomber dans le cliché de restaurant touristique. On pourrait dire un style « ancestral-convivial »… ?

Photo tirée du travel.nytimes.com

La carte est surtout axée sur les produits de la mer. D’ailleurs, on y trouve une intriguante poutine au homard. Surprenament, l’ensemble est goûteux, la sauce brune étant faite à base de bisque de homard, et servie avec des grosses pinces sur le dessus dans une petite casserole. Il va s’en dire que ce plat peut facilement se partager, si on ne veut pas trop gâché notre appétit. Autre entrée intéressante, le tartare de boeuf, servi ici avec gros morceau d’olive verte et de fromage fort. Vraiment différent, pas pour les puristes, mais vraiment fort en gueule. Encore une fois, la portion est généreuse. En plat principal, l’aile de raie pané. Humm. Un vrai délice si tendre qu’elle s’effilochait, et si goûteuse que le goût m’est resté en tête pendant plus d’une semaine!

Alors, une très bonne note pour ce restaurant où l’ambiance, le service (entièrement masculin), et la nourriture sont excellents.

Idéal pour un rendez-vous, un souper entre amis (peut-être pas un gros groupe car les lieux sont assez exigus), et n’importe quelle occasion que vous trouverez!

Compter environ 70$ par personne avec une bouteille de vin partagée.

PS. C’est le restaurant du chef Chuck Hughes qui a son émission sur le Food Netwood (Chuck’s day off), vous savez le chef qui est passé à Tout le monde en parle et qui a des tatous de ses aliments fétiches sur les bras.

 

 

Le Local – Rue William dans le Vieux-Montréal

J’ai testé un autre nouveau « resto branché » du Vieux-Montréal, soit Le Local, le restaurant de Louis-François Marcotte de Canal Vie (on me l’a dit, je ne connais pas son émission) et du traiteur Simpléchic que j’ai déjà eu la chance de goûter et d’apprécier. Au cuisine, le chef Alexandre Gosselin, ancien chef du resto Ô Chalet que j’avais bien aimé.

Photo tirée du site de Canoe.ca (c) Catherine Lefebvre

Le resto est un peu plus éloigné du centre du Vieux-Montréal, soit à l’Ouest de la rue McGill, sur la rue William. D’ailleurs, j’ai trouvé le restaurant un peu excentré, dans un quartier sans vie, du moins à 9h du soir. Si bien que j’avais un peu la frousse dans ce quartier mal éclairé où j’étais seule à me balader, moi qui suis pourtant une montréalaise sans peur habituellement. Heureusement, lorsque j’ai entendu un peu de musique et j’ai vu un édifice éclairé qui contrastait avec les bâtisses environnantes, j’ai su que j’avais trouvé mon resto.

J’ai rejoins mes amies au bar, car la table que nous avions réservé n’était pas prête. Le sympathique maître d’hôtel nous a installé sur une banquette et nous avons pu patienter 45 minutes, un drink à la main. Le « Local » est très beau, matériaux noble, plafonds élevés, le lieu semble confortable et le serait si ce n’est de la porte principale qui s’ouvrait régulièrement sur nous, rendant l’ambiance quelque peu frisquette. Lorsque nous avons eu notre table, notre serveur a commencé la soirée sur une mauvaise note en venant nous demander de payer des consommations que nous n’avions pas prises. Et plutôt que de trouver lui-même les solutions à son problème, il est revenu deux fois plutôt qu’une, nous accusant d’avoir pris des drinks sans les payer. Et à nous de prouver factures à la main que ce n’était pas nous.

En entrée, j’ai commandé une  » Bédaine de cochon de lait « croustitendre » braisée 7 heures aux clous de girofle, condiment de lentille Du Puy, vieille mimolett », c’est ce que j’ai préféré de tout le repas. La portion n’était pas super généreuse, mais le cochon avait un goût très fort qui rappelait les jambons de ma grand-mère, et j’ai bien apprécié son côté braisé qui était très croustillant. Cependant, j’ai trouvé que les lentilles qui accompagnaient étaient un peu trop croquantes. En repas, j’ai commandé le « Tartare de cerf de Boileau coupé au couteau comme il se doit, crème montée de câpres et cornichons, frites, salade ou 50/50 ». Sans être mémorable, la viande était bonne et l’assaisonnement juste. J’ai bien aimé l’option 50/50 qui est souvent difficile à obtenir dans beaucoup d’autres restos. Pour dessert, la tarte au citron était très réussie et j’ai apprécié les morceaux de pelures de citron confites.

Bref, très bon sans m’avoir marqué, service inégal, décor assez réussi dans l’ensemble