Archives mensuelles : avril 2011

Taverne Square Dominion – Rue Metcalfe

Il y a quelques années la taverne du Square Dominion était un endroit plutôt sombre. Lorsque des amis avaient proposé d’y aller sur l’heure du lunch, j’avais dit non après avoir passée la porte. Il n’y avait que des hommes (ou presque) et c’était un endroit totalement enfumé. C’était avant la nouvelle loi sur la cigarette.

Mais récemment, les nouveaux propriétaires en ont fait un endroit lumineux qui à l’air de sortir tout droit des années 30. C’est vraiment charmant. Pour les curieux, vous pouvez regarder cet extrait de A la Distasio où elle rencontre le propriétaire et le chef du resto et goûte le Ploughman’s lunch, ou plutôt l’assiette du travailleur.

C’est  ce que j’ai décidé d’essayer. Cependant, j’ai plutôt choisi l’assiette au poisson plutôt que celle à la viande. On y retrouve un gravlax de saumon ainsi qu’une terrine de poisson, plus tous les crudités, oeuf mimosa, vieux cheddar, chutney et trempette.  Tout simple, mais très bon. En fait, j’ai trouvé que cela faisait très différent des lunchs habituels au centre-ville. Je vais m’en inspirer lorsque je vais me faire moi-même des lunchs.

 

Une copine a essayé le menu du jour, l’échine de porc. En fait, il y a un plat du jour différent chaque jour de la semaine, mais qui revient à chaque semaine. Cela vient avec une soupe, qu’elle  a bien aimé. L’échine de porc était très tendre et servie sur des lentilles.

 Tandis qu’une autre amie a essayé le saumon poêlé servi avec beurre noisette, celeri-rave et câpres.

Au dessert, j’aurais bien aimé essayé leur sticky pudding, mais comme j’étais déjà pleine et que je devais retourner au bureau, j’ai gardé cela pour une autre fois.

Petit détail que j’ai apprécié, la taverne a sa propre au gazéifié qu’ils vendent 3$ (750ml). Je trouve ça sympathique quand d’autre restaurant nous facturent un perrier à presque 10$.

 La Taverne du Square Dominion: 1234, rue Metcalfe, 514-564-5056

Critiques: Voir, Daraize, La Presse, Mirror, Les gourmandes de Montréal, Zurbaines, MontrealFoodie

Taverne Square Dominion on Urbanspoon

Le Filet – Av. du Mont-Royal

Les propriétaire du Club Chasse et Pêche ont ouvert un nouveau restaurant sur le Plateau, un genre de petit frère un peu plus accessible pour nos portefeuilles. La place est déjà chouchou de bien des foodies et était pleine à craquer le soir de notre visiste.

Un serveurs sympathique nous explique que le menu consiste essentiellement en de petits plats à partager. Il suggère 6 plats pour les trois filles que nous sommes. Ce qui nous parait peu, mais sera finalement suffisant.

Nous commenssons avec le cardeau cru (un poisson qu’aucune de nous ne connaissait) avec prune japonaise, concombre et chips de patate douce. C’est léger, frais et la sauce est goûteuse. Ça part bien.

On poursuit avec le Tataki de Wagyu américain, gingembre et sésame.  Le Wagyu, je l’ai appris à L’Épicerie (ici), est la sorte du boeuf de Kobe. Alors qu’on paierait environ 100$ pour cette portion de boeuf de Kobe, le Wagyu élevé en amérique nous revient à 17$. C’est excellent, très tendre. De plus, l’assiette comprend une petite rémoulade de champignons et un mini tartare.

Sans doute une des meilleures salade que j’ai mangé.  C’était vraiment surprenant, toutes ces couleurs. En dessous, on retouve une purée d’avocat, qui est recouverte de pétoncles crus tranchés mince et de morceaux d’oranges. Puis, les chips de betteraves en julienne couvre le tout, alors que le fond de l’assiette est rouge bourgogne grâce à un sirop de betterave.  

À ce point dans le repas, nous avons été obligé de dire au serveur de ralentir le tempo. Les plats arrivent avant même qu’on finisse les autres et à ce  rythme, nous seront sorties du resto en moins de 45 minutes. 

Nous poursuivont avec  le travers de porc, pétoncle saisi et polenta crémeuse. Une image valant mille mots, ai-je besoin de vous dire que c’était délicieux?Ensuite, nous avons pris les cavatellis à la joue de veau et aux copeaux de foie gras. Ici, la photo ne rendait pas justice à la saveur de ce plat, j’ai préféré ne laisser que les mots pour vous faire saliver.

En final, un petit dessert qui semble bien sage, mais dont le petit gateau regorgeait de caramel chaud. Une belle finale pour un repas réussi.

Comme vous l’avez constater, j’ai bien apprécié tout ce que j’ai mangé au filet. Le tout coûte environ 70 $ par personne taxes et pourboire inclus (et même une bouteille de vin partagée à trois).

Le service était courtois, et après notre commentaire sur le tempo du service, ils ont rectifié le tir.

Le filet , 219 ave. du Mont-Royal Ouest, 514-360-6060

Critiques: Voir, Hour, Montreal for Insiders, Mayssam, Toc toc toc, bouffe et vie

Le Filet on Urbanspoon

Prato Pizzeria – 3891 rue St-Laurent

Je suis passée plusieurs fois devant la Pizzeria Prato sans jamais la remarquer. Peut-être parce que le Schwartz’s à côté prend toute mon attention. Pourtant, le resto fonctionne depuis de nombreuses années et a son lot de fidèles. D’ailleurs, le restaurant s’est rempli à vue d’oeil le soir de notre visite, créant même une petite file d’attente.

 L’ambiance est chaleureuse et le service sympathique. Au menu : des tonnes de pizzas qui sont cuites dans un four bien en vue dans le restaurant. Nous en avons testé une végétarienne et une all-dresssed au bacon. Les pizzas sont ovales et sont servies sur une plaque en aluminium. La croute est très bonne. 

 

 

Nous avions aussi un amateur de calzone parmis nous qui a bien aimé celui de chez Prato.

Pour boire, nous avons pris le demi-litre de vin maison (je ne me souviens plus le prix, mais ce n’était vraiment pas cher) et une bière. L’ensemble (deux pizzas, le calzone et les boissons) a coûté 80$, taxes et pourboires inclus. Pour rassasier quatre personnes, c’est une belle aubaine.

Pizza Prato : 3891, boul Saint-Laurent, 514-285-1616

Critiques: Mirror, Montrealfood, Dessous de Montréal, Prétexte

Prato Pizzeria on Urbanspoon

Le Mundial – St-Raymond

Quand je vais au restaurant, j’aime bien regarder les critiques sur internet et m’informer des mets incontournables de la place ainsi que des déceptions possibles. C’est plutôt facile dans les grandes villes, où chaque restaurant est passé au peigne fin par de nombreux bloggers ou critiqué sur des sites publiques comme restomontreal.ca et urbanspoon.com. Et c’est sans compter les critiques professionnelles parues dans les médias.

En région, c’est autre chose. À moins,que ce soit un restaurant 5 étoiles, il y a peu de chance de trouver de l’information sur les restaurants locaux. Sans doute parce que les gens de la place connaissent bien leurs restaurants.

J’en profite donc pour élargir mon bassin de restaurant en vous présentant Le Mundial que  j’ai visité dans la petite ville de St-Raymond.  J’invite les habitués à commenter cet article avec leur recommandations personnelles, alors que je vais vous parler de mon expérience d’un soir.

 Le Mundial semble être populaire à St-Raymond. Le samedi où nous l’avons visité toutes les tables étaient réservées.  Sur le menu de la cuisine de pub, plus raffinée que « greasy spoon ».  Des hamburgers, des pizzas, mais aussi un menu du jour avec filets mignons et pâtes aux fruits de mer. Le menu fait aussi belle part aux produits de la région avec les fromages Alexis de Portneuf, et du wapiti élevé dans la région. C’est d’ailleurs ce que j’ai choisi, un burger de wapiti. La viande est très peu grasse, voir même sèche, mais très goûteuse. À l’aveugle, il est possible de deviner que ce n’est pas du boeuf. Aussi une pizza au chèvre, d’Alexis de Portneuf bien sûr.

Ci-bas, les photos de la table d’hôte lors de ma visite.

 

Tout était très savoureux, et l’ambiance agréable. Sur place, on sent l’atmosphère petite ville qui manque à Montréal, quand on voit que plusieurs personnes dans la salle se reconnaissent et se saluent.

 Bref, si vous êtes dans cette ville, je crois que le Mundial est un très bon choix de restaurant. Sûrement, le meilleur, si l’on exclut La Bastide un restaurant plus haut de gamme situé dans l’auberge du même nom.

Le Mundial : 376 rue St-Joseph, St-Raymond 418-337-4343

Critiques: Aucune de trouver à part la mienne!

Bishoku – Rue Bishop

Je ne sais pas s’il y a un lien entre le nom du restaurant et le nom de la rue, mais je sais une chose: c’est qu’il y a plein de mauvais jeux de mot à faire en français avec ce nom. Suffit de voir l’expression de mes collègues quand je leur dis que je suis allée chez Bish-o-ku (prononcé à la québécoise).

Outre son nom original, le petit restaurant de la rue Bishop offre un menu dîner plutôt complet. Pour un montant allant de 10 à 16 $ (avant taxes et pourboires), nous avons droit à une soupe miso et salade, ainsi qu’au thé et au dessert, en plus bien sûr, du met principal.  Il y a le plateau de sushis, sushis et tempura (ma photo), soupe udon, assiette de poulet, poisson ou assiette végétarienne.

J’aime bien les « à coté » qui sont tous savoureux, mais je dois dire que les sushis sont un peu banals. Pas qu’ils soient mauvais, mais il ne se démarquent pas des combos servis ailleurs au centre-ville (à ces prix). Il faudrait que j’essaie leurs sushis à la carte.  Cependant, pour un lunch dans une ambiance tranquille et agréable, c’est un bon choix.  

Bishoku: 1184 Bishop, 514-876-0056

Critiques: Rice’n Bowl

SoupeSoup – Rue Crescent

Ce midi, j’ai eu envie de manger une bonne soupe nourrissante. J’avais en tête un dâhl ou quelque chose du genre. Pendant un moment, j’ai jalousé les gens du plateau qui ont plein de petits restaurants granos, alors qu’au centre-ville, on doit souvent se contenter de Tim Horton, de Culture et Veggirama, quand on veut un petit lunch sandwich et soupe. Puis, j’ai pensé à SoupeSoup. Je savais que la propriétaire avait ouvert quelques succursales. Y en avait-il une au centre-ville? Oui! Sur la rue Crescent près de Sherbrooke.

 Bien heureuse de me rendre à ce resto dont j’avais entendu du bien et dont j’avais vu les recettes dans la revue Châtelaine, j’ai été un peu surprise par l’arrangement du local.  Sur place, deux employés peinaient à servir toute la clientèle. Et ce qui m’a le plus surprise, c’est le peu de nourriture derrière le comptoir: quatre petits réchauds à soupe, une toute petite table pour faire les sandwichs qui me donnait l’impression d’amateurisme, et un bol à salade gros comme celui que j’utilise à la maison.  J’aime bien quand la nourriture est fait devant moi, mais ça me donnait plutôt l’impression de manger chez quelqu’un de moyennement équipé. 

 Je me suis décidée à commandé un combo de soupe Bâton Rouge (Légumes, tomates, et fèves) et une salade de fenouil. Annoncé sur le tableau noir à 10.25$, on me l’a chargé à 11.30$ (plus taxes). Quand je l’ai fait remarqué, on m’a dit que c’était une nouvelle caisse, avec les nouveaux prix, mais que ceux sur le tableau n’avaient pas été changés encore… On parle d’un tableau à la craie. Est-ce que la loi sur l’affichage des prix s’applique aussi au restaurant?

 Puis, ma crainte du début concernant la quantité de nourriture disponible s’est concrétisé quand la personne derrière moi en file s’est fait dire qu’après moi, il faudrait attendre que toute les commandes soient servies pour commander d’autres choses, car ce n’est plus certain qu’il y aurait encore de la nourriture. On ne parle pas d’un ou deux items, mais de l’ensemble de l’offre. Il était 12h50.

 J’ai finalement eu ma commande et heureusement c’était pas mal bon. La soupe était bien épicée et c’était bourré de bons légumes. C’est ce que je cherchais. La salade était plutôt goûteuse et faisait changement des salades commerciales fades qu’il y a partout.

 Je comprends pourquoi cela fonctionne. C’est une alternative différente aux restos du centre-ville. Mais d’un autre côté, je m’interroge sur le service et la façon dont le restaurant fonctionne. Un service lent et plus ou moins complet, ça peut fonctionner sur le Plateau où les gens sont souvent là pour flâner, relaxer et prendre leur temps. Mais au centre-ville, avec le coûts des loyers et tout, il me semble que ce devrait être différent. Et que dire de la cliente derrière moi, qui a fait la file, pour se faire dire qu’il n’y avait plus de nourriture… dans un restaurant! C’est bien beau avoir l’air populaire, mais ça, ça manque de crédibilité.

 Bref, oui pour la bouffe, non pour le reste. Ou peut-être une autre succursale (comme celle sur Wellington qui semble être très jolie).

SoupeSoup , 2183 rue Crescent (et cinq autres locations)

Critiques: 2 capricieux, Les becs fins