Archives mensuelles : mai 2009

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Ouzéri – Rue St-Denis

Les rues de Montréal forment d’innombrables quadrilatères, mais sur la rue St-Denis, un coin de rue détonne du reste. La rue Gilford traverse cette artère en diagonale, créant donc sur le coin un édifice triangulaire qui rappelle un peu les coins de rue parisiens. C’est dans cet édifice différent que se trouve le restaurant Ouzéri.

 Les piétons qui marchent sur St-Denis remarqueront à travers les grandes fenêtres le mur de bouteilles de vins derrière le bar surmonté de bouteilles d’Ouzo. C’est qu’Ouzéri est un restaurant grec. D’ailleurs, « ouzeri » est un nom grec qui désigne un petit restaurant où l’on vend des « mezzés » pour accompagner l’Ouzo.

 Sans être un restaurant haut de gamme, comme le Milos (sur du Parc), le Ouzéri surpasse de loin, les typique brochetteries  grecques que l’on retrouve à Montréal (sur Duluth et Prince-Arthur entre autres). Ici, pas d’assiettes complètes avec viandes, patates, riz et légumes. Il faut commander plusieurs plats pour goûter à tout. Évidemment, l’idéal, c’est d’y aller en groupe, commander une série de plats et partager. Et de recommander jusqu’à ce que tous les convives soient bien repus. Ainsi, aucun gaspillage, car les assiettes sont vidées et la facture est légère. Et les serveurs les commanderont au fur et à mesure, ainsi, les assiettes arriveront toujours fraiches sorties de la cuisine.

 Notre facture : 150 $ (taxes et deux bouteilles de vins incluses) pour quatre. Une vraie aubaine. Le menu : Assiette de pikilias (Ensembles de plusieurs mezzés comme le taramasalata, feuilles de vignes, calmars marinés, tatziki, olives kalamatas, etc…), calmars frits, salade grecque (pour être santé), fromage flambé et baklavas. Nous avons abandonné déjà rassasié avant l’agneau au fêta, un met qui vaut la peine d’être goûté.

 Toujours assez rempli, il est suggéré de réserver, surtout pour les groupes. Sinon, on pourra peut-être vous accommoder au bar. L’ambiance est plus bruyante que romantique. C’est un bon endroit pour célébrer une fête ou pour commencer la soirée. La carte des vins contient plusieurs vins peu onéreux (30-40$). Le service est efficace.

 Bref, un classique où il est bon de retourner.

 4690, rue Saint-Denis

Montréal, QC H2J 2L3

Téléphone:    514-845-1336  

Moishes – Rue St-Laurent.

Considéré comme un des classiques à Montréal, souvent référé comme le meilleur steakhouse en ville, il fallait l’essayer. J’ai donc choisi d’y inviter mes parents pour célébrer l’anniversaire de mon père, cet inconditionnel de la viande rouge.

 Situé au 3961 du boulevard St-Laurent au 2e étage d’un building, nous y sommes accueillis par un portier, un vrai, pas un « bouncer ». Ce qui est très rare à Montréal. À l’étage, le hall d’entrée me semble tout droit sorti d’un film des années 50. C’est un retour dans le temps, surtout avec les menus d’époque accrochés aux murs et qui offraient des repas à 7 $!

 La salle à manger est chic mais pas du tout moderne. Les autres clients sont de tout genre. Des vieilles dames en manteau de fourrure (c’était l’hiver dernier), aux familles avec des enfants, en passant par la gang de gars en vacances à Montréal avec une prédominance anglophone.

Sur le menu, nous nous en sommes tenu au réputé filet mignon. Le prix 49$. Un peu cher, compte tenu qu’il n’est accompagné que d’une patate (demandé la patate Monte Carlo). Cependant, il est énorme, si énorme que j’en ai mangé moins que la moitié. Sans gaspillage, n’ayez crainte car je l’ai ramené avec moi, ainsi que les légumes grillés à moitié mangés que j’avais commandé (comptez 10$). Et, il fut excellent lorsque réchauffé pour mon dîner du lendemain.

 L’entrée de saumon marinée que j’ai commandé pour mon père est  presque suffisante pour trois personnes. Avant le repas, on nous sert un bol complet de pickels et de la salade de choux et avec le plat de petits pains variés, prenez garde de ne pas trop vous bourrer.

 Finalement, c’est assez cher : 250 $ pour 3 plats principaux, une entrée et une demi-bouteille de vin. Par contre, en temps qu’amateurs de viande rouge, nous avons tous trois trouvé que c’était un ou le meilleur steak que nous avions mangé de notre vie. Je considère aussi que leur filet mignon surpasse celui de la réputée et aussi dispendieuse Queue de cheval (sur René-Lévesques).

 Le service est très attentif. Le staff, composé essentiellement d’hommes dans la quarantaine et plus, est très nombreux. Un tableau lumineux indique aux serveurs quand ils doivent passer à la cuisine chercher les plats, et le service se fait pour tout le monde à la table en même temps. Je dirais par contre que cette ambiance n’est pas propice au romantisme. Je vois plutôt ce restaurant comme une place pour les soupers en famille et avec des amis. La moyenne d’âge de la clientèle est plus élevée que celle des restaurants que je fréquente habituellement, disons qu’elle était de 45 ans et +.

 Du reste, mon père a adoré son cadeau de fête. Et il en parle encore quand on passe devant. C’est une expérience qui vaut le coût. J’y retournerai… quand je serai dans l’âge moyen de la clientèle cible!

Méchant Boeuf – Rue St-Paul

Le Vieux-Montréal renaît et il a la cote. L’offre de restaurants s’est passablement élargit dans les dernières années et à côté des quelques trappes à touriste se trouvent des bonnes tables. Et, chose qui nous aurait parut impensable il y a dix ans, la tranche des 25-35 ans y trouve maintenant son compte avec des restaurants branchés.

 J’ai récemment essayé le restaurant Méchant Bœuf (situé au 124 rue St-Paul Ouest). Le restaurant se targue d’accueillir les groupes et c’est donc cet endroit que nous avons choisi pour célébrer un anniversaire.

 L’endroit se prête bien aux groupes et on nous pouvons prendre un verre au bar avant de s’asseoir pour la soirée. Cependant, notre menu est restreint à une table d’hôte et nous ne pouvons choisir dans le menu principal. Zut, j’avais regardé le menu sur internet et depuis une semaine, je me faisais une joie de pouvoir manger un tartare de bœuf.

 La table d’hôte offre trois choix à des prix raisonnables allant de 28 à 34$ pour la soupe ou la salade, le plat principal et un petit dessert. J’y vais pour le méchant burger, qu’on me dit être délicieux avec son fromage suisse et fromage bleu. Cependant, déception à l’entrée; ceux qui ont commandé des soupes doivent les faire réchauffer. Les plats principaux aussi arrivent tièdes. Le méchant burger, énorme, a son fromage figé. Bref, ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas parfait.

 Le restaurant pourrait plaider qu’il s’agit d’un gros groupe, mais pour un restaurant qui s’affiche comme pouvant recevoir 7 différents types de partys et qui était au courant de notre présence plusieurs semaines à l’avance, ce n’est pas fort.

 Par contre, les gens qui avaient déjà mangé au restaurant, dans des circonstances normales aimaient bien la bouffe. L’ambiance aussi. D’ailleurs, de ce côté c’était plus tôt réussi. Le staff, tout de cow-boy vêtu, était assez sympathique et relax quoique efficace. La musique, parfois live parfois DJ, était bien choisi. On est loin des supers lounges qui nous servent du gros boum-boum house-electro pendant qu’on mange notre steak. Le chanteur pianiste live était jazzie et le DJ nous ramenait dans les années 90 rock, où la plupart de la clientèle a vécu son adolescence. Losing my religion de REM, c’est rare qu’on entend ça dans les clubs de la rue St-Laurent, mais c’est toujours bon.

  Bref, la bouffe était OK sans plus, mais l’ambiance était bonne. J’y retournerais, mais en petite gang 5-6, pour goûter à leur vrai menu.

Restaurant Madre sur Masson

Le restaurant Madre est un établissement de cuisine Nuevo Latino. C’est une façon de dire que c’est de la cuisine d’inspiration latino-américaine (péruvienne dans ce cas-ci), mais en plus recherchée (lire « fancy »). Le chef Mario Navarrete Jr. est aussi propriétaire du restaurant Raza, sur Laurier, qui est en quelque sorte le grand frère du Madre. Je suis une fan inconditionnelles des ceviches péruviens et autres papas à la huancainos. (Bonne adresse dans Rosemont/Petite Patrie : El Jibaro 7183, rue St-Hubert, excellent ceviche traditionnel pas cher (environ 13$)). Il allait donc de soi que j’essaie cette version plus luxueuse d’une cuisine que j’adore.

 Verdict : Excellent! Si ma bourse me le permettait j’y serais tous les soirs. Cependant, la facture pour entrée-repas-dessert  pour deux +1 verre de vin et 1 verre de bière était de 150$. Cependant, pour une soirée spéciale, la qualité de la cuisine vaut amplement cette dépense. D’ailleurs, tout est frais. Une grande vitre dans le fond du restaurant montre directement la cuisine et on peut voir les chefs travailler. Impressionnant. Pas de doute sur la fraîcheur et la qualité des produits.

 Donc, au menu ce soir-là. (Le menu change selon les saisons, un aperçu est disponible sur leur site internet). En entrée, le fameux ceviche de poisson. J’avais peur de ne pas aimer une version différente de l’original. Comme les pâles imitations servies dans plusieurs resto montréalais. Mais non! J’en redemande. Une portion généreuse à souhait, et servie dans une sauce crémeuse… miumm! Autre entrée goûtée : des croquettes de poissons, encore une fois généreuse et extrêmement fraîche, rien avoir avec les croquettes décongelées servies à plusieurs endroits. En mets principal, pétoncles géants, émulsion de basilique, sur lit de quinoa. Cuites à la perfection, excellent quoiqu’un peu dispendieux (40$). L’autre repas, le saumon était bon, quoiqu’un peu plus fade et exceptionnel comparativement au reste. En dessert, tarte au pomme et yogourt glacé à la coriande ainsi qu’un gâteau trempé au lait et sorbet d’ananas. Ne vous en privez pas!

 Le resto se situe sur la rue Masson en plein cœur de Rosemont, où le quartier se réveille tranquillement et où de nouveaux restos de qualité ont élu domicile. Il est situé dans un local tout petit qui m’a d’abord surpris et presque inquiété à mon arrivée. Mais une fois rempli, on s’y sent bien à l’aise. À mon avis, le resto est plus propice aux soirées pour deux ou quatre et est moins approprié pour les groupes.

La couscoussière d’Ali Baba

(publié originalement le 15 juillet 2008)

 Le hasard a fait que j’aille souper avec des amis à la Couscoussière, restaurant de cuisine typiquement maghrébine ayant pour particularité, outre le décor extravagant de grotte doré (impossible à décrire), un spectacle de danse du ventre en soirée. La table d’hôte (un seul prix 35 $) nous permet de goûter différents couscous ou tagines (avec inspirations québécoise, puisqu’on en retrouve aux crevettes et au saumon). Le tout est servi avec une soupe, un brick (pâte feuilleté fourrée aux œufs et/ou thon), ainsi que des petites pâtisseries de type « baklava » et bien sûr, le fameux thé à la menthe sucré à souhait, qui m’a gardé éveillée tard dans la nuit mais auquel je ne peux résister.

                                                          

Il va s’en dire qu’avec le spectacle,  l’ambiance est festive. Donc avis aux couples: ce n’est pas l’endroit idéal pour se dire des « je t’aime ». C’est bondé de groupe, tout le monde fête et ça sent l’enterrement de vie de fille/garçon. Au dire de notre serveuse, il a plus de soirée de filles. C’était le cas lors de notre visite. Et la jolie danseuse du ventre, prend plaisir à amener les fêtées danser avec elle dans le centre du restaurant.  Beaucoup d’ambiance dans ce resto, ce qui m’amène à un petit point négatif : il y fait trop chaud lorsque le resto est rempli.

 À garder en tête donc pour une fraîche soirée d’automne ou encore, pour nous faire oublier la froideur de l’hiver. Et finalement, un détail non-négligeable pour notre portefeuille, c’est un Apportez-votre vin!

 La couscoussière d’Ali Baba

1460, rue Amherst

514-842-6667

Le Holder dans le Vieux-Montréal

(publié originalement le 11 avril 2008)

Pour ma troisième visite au Holder, j’ai encore été impressionné par le décor qui rappelle une autre époque avec ses banquettes, son haut plafond et les matières utilisés, comme le mur de cuivre. L’endroit est très classe et la foule au bar rend l’endroit chaleureux. Le menu bistro, peut satisfaire à peu près tous goûts, et en apparence tous les choix sont bons. Et les odeurs sont marquantes dans le restaurant, dès qu’on y rentre notre sens de l’odorat est mis à contribution et nous donne envie de tout commander. C’est en recevant notre assiette que cela se corse. En entrée, le tartare de boeuf est beaucoup trop relevé et haché en gros morceau, comme c’est le cas pour les tartares de saumon, mais pour du boeuf, c’est trop. Pour repas, les raviolis de homard à l’huile de truffe laissaient présagés un met raffiné, tout en saveur, surtout avec les relents d’huile de truffe qui parvenaient à mes narines. Déception, les raviolis avaient l’air fait bien à l’avance, aucune apparence de fait maison. Le goût du homard était presque imperceptible et les petites pâtes flottaient dans une sauce à la crème arrosée d’huile de truffe. Rien de subtil. Mon invité qui s’était rabattu sur le saumon, l’a trouvé correct, mais sans plus, un peu comme celui fait à la maison. Il trônait sur un petit monticule de patates pilées avec aucun légume à l’horizon. Bonjour les quatre groupes d’aliments! Malgré la médiocrité de la nourriture, la soirée était agréable et nous a même permis de répondre à une des questions existentielles que nous nous posions depuis un moment: André Boisclair a-t-il été enlevé par les extra-terrestres? Non, mesdames et messieurs, notre ancien politicien vedette est toujours à Montréal et n’a pas trop changé. Il n’a, par contre, pas mangé au Holder où la vue des tables toutes déjà prises l’a découragé. André Boisclair ne fait pas la file. Et il a bien fait!